Data quoi?

le Reportage de la Rédaction Vendredi 25 avril 2014

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Data quoi?
Paris accueille une grande conférence sur l'Open Data, l'ouverture des données publiques. Et la France va adhérer à l'Open governement partnership. Côté transparence, on avance. Pourtant l'Open data a encore un gros déficit de popularité...

 

L'Open data, c'est encore tout neuf. 2010: Rennes est la première ville à ouvrir son portail. 2011: l'Etat s'y met avec data.gouv.fr. A l'époque, la France se targue d'avoir rendu publics 360 000 jeux de données. En fait on découvre que 80% de ces données sont tout simplement issues du recensement ! Fin de la course aux chiffres. Maintenant on bosse la qualité.

 

Le portail de l'Etat : data.gouv.fr, 3 à 4.000 visiteurs par jour, pas terrible...

 

Aujourd'hui, une cinquantaine de villes ont leur portail open data (ou hébergent leurs données sur celui du gouvernement), ainsi qu'une dizaine de départements et quelques régions. Les autres y pensent (plus ou moins). Pour les échanges d'expérience, ça se passe via l'association Open Data France. Sandrine Mathon y représente la ville de Toulouse:

 

Les données, il faut aller les chercher avec les dents ! En pratique, ça dépend de la bonne volonté du producteur de la donnée. Et parfois il se voit un peu comme un propriétaire... Tous les membres de l'association partagent ces difficultés.

 

En vert, les portails déjà ouverts, en bleu ceux en préparation et en rouge ceux des mouvements citoyens

 

La quantité c'est bien, la qualité c'est mieux. 360.000 jeux de données ont été mises en ligne sur le portail de l'Etat en 2011, résultats de huit années de recensement. Et ça nous fait une belle jambe. D'autant que, les données ne sont pas toujours réutilisables, en PDF ou format Excel par exemple.  

Deux salles, deux ambiances

Deux écoles dans l'open-data : ceux qui font de jolis camemberts et des graphiques comme le portail du Conseil Général de Saône-et-Loire (ci-dessous) et les puristes qui proposent des données brutes, carrément moins sexies. Moins sexy peut-être mais il faut laisser chacun à se place selon Benjamin Ooghe-Tabanou, du collectif Regards Citoyens

 

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Ce n'est pas le citoyen lambda qui va aller voir ces fichiers. L'intérêt de l'open data, c'est la mise à disposition de ces données pour des acteurs spécialisés qui pourront proposer leurs services accessibles au grand public.

 


Gros effort de pédagogie sur opendata71... mais les données brutes sont aussi accessibles.

 

La France va rejoindre l'Open Governement Partnership, une plateforme mondiale d'échanges. 63 pays l'ont fait avant elle. Cela signifie qu'elle devra rendre des comptes sur sa transparence et qu'elle sera même évaluée au bout de deux ans.Le Japon et l'Allemagne n'y ont toujours pas adhéré.

 


Reportage signé Marie Blondiau

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