Curaterz : la newsletter des winners

La MAJ du Week-End (2015-2016) Lundi 14 septembre 2015

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Curaterz la newsletter des winners
Quand sept potes décident de partager leurs obsessions du moment, leurs bons plans resto et plein d'articles hallucinants, on obtient Curaterz.

Comment définir votre ligne éditoriale ?

Chaque jour, nous recommandons un bon plan, nous révélons une de nos obsessions du moment, ça peut être un livre, un disque, un resto. Nous ne nous limitons pas dans nos sujets : Si on aime, on partage. Curaterz, c'est l'enthousiasme en mode aléatoire.

Quand avez-vous crée Curaterz ? 

Curaterz a été créée en novembre 2014. On compte d'ailleurs marquer le coup pour la date anniversaire. 

Quelle est la genèse du projet ? Qui a eu l’idée ? Et quel est le lien avec Haterz ?

La genèse du projet a été assez simple, et relativement collective : on est une bande de potes issus de plein de milieux différents (dont les Haterz font partie). On s'est rendu compte que quand on se retrouvait, on aimait se recommander des trucs plus ou moins pointus et qui nous semble incontournables. Finalement, on a conçu tout naturellement Curaterz comme l'anti-Haterz : après plusieurs années à se foutre de la gueule des gens et à détester pleins de trucs, on avait envie de dire "au fait, ça par contre c'est vraiment mortel". 

Combien de personnes participent à l’élaboration de cette newsletter ? Qui sont ces collaborateurs de l'ombre? 

Le nombre varie (et nous sommes toujours à la recherche de collaborateurs/trices motivé(e)s!), mais concrètement aujourd'hui on peut dire que Curaterz, c'est une équipe rédactionnelle de sept personnes, entre 25 et 35 ans, d'horizons professionnels assez variés dans des univers plutôt créatifs/médias/digital. Nous ne nous sommes pas distribué de rôles ou de champ d'expertise. La règle d'or c'est "si tu aimes et que tu sais en parler, fonce."


Vos domaines de prédilections ?

On aime à penser que nous n'en avons pas vraiment, même si force est de constater qu'on a des obsessions récurrentes, qui vont des chanteurs de cloud-rnb britanniques, aux meilleurs pâtisseries parisiennes… Mais on peut aussi bien parler d'une émission de pêche que du menu petit dej chez MacDo.

Combien avez-vous d’abonnés ?

 Aujourd’hui, on compte environ 4000 abonnés. C’est modeste par rapport à d’autres newsletters, mais on trouve déjà ça énorme vu qu’on est encore en phase de test, et qu’on n’a ni site web ni archives et que les gens viennent purement par bouche à oreille. Surtout, on sent un véritable engouement de la part de nos lecteurs qui nous ravit.


Quelles newsletters vous ont inspirés pour faire la votre ?

Voici un lien vers notre article “Nos newsletters préférées”


Quelle est votre mission, votre engagement ?

Eveiller l'intérêt, générer la curiosité de nos lecteurs, y compris pour des choses auxquelles ils ne prêteraient pas nécessairement attention par ailleurs. On est jamais plus heureux que quand quelqu'un nous dit qu'il a découvert un truc dont il ne peut plus se passer grâce à un de nos sujets.

 

Comment organisez-vous votre planning de diffusion ?

 

Dans un heureux bordel. Mais quand tout se passe comme prévu, nous écrivons nos articles une semaine à l'avance, et organisons des relectures, avec validation par plusieurs membres de l'équipe. Nous groupons évidemment les sujets par cycle, afin d'éviter de cumuler plusieurs sujets similaires la même semaine. De même, nous essayons tant bien que mal d'organiser nos contenus afin que les recommandations qui nécessitent un engagement avancé de la part du lecteur (déplacement, lecture additionnel...) arrivent plutôt en fin de semaine, pour profiter du weekend.

 

N’avez-vous pas peur d’être parfois segmentant  avec des thèmes ou des infos très pointus ?

 

C'est une angoisse permanente, et en même temps, tout nous pousse à croire que notre lectorat nous fait confiance, même quand on le largue complètement avec un sujet sur un jeu vidéo entièrement en texte ou une émission sur la pêche. Avec notre récent sondage et les retours divers sur Twitter dont on puise la majeure partie de nos abonnés, on constate que les gens ont compris qu'il y a une certaine notion de "pari" dans notre newsletter. Un jour tu aimes, un jour tu détestes et ton voisin adore. C'est clivant, dans le bon sens du terme : ça déclenche une discussion, ça polarise. Et on a la conviction intime que les gens respectent notre engouement même quand ils ne le partagent pas, et qu'il voient la valeur dans une information qui est délivrée avec passion.

 


Quelles sont vos limites en terme de sujets ?

Aucune limite thématique, vraiment. La seule limite qu'on s'impose, tout naturellement, c'est de ne traiter que des sujets qu'on maîtrise, qu'on a pris le temps de digérer. Il est vrai que ça se traduit assez logiquement par une propension à éviter l'actualité, ou à l'aborder de manière détournée, en trouvant une voix qui nous semble pertinente dans le bruit médiatique.


Qu’attendez-vous en retour ?

Rien, si ce n'est que les gens continuent de nous orienter vers ce qui leur semble être la version optimale de Curaterz, et qu'ils en parlent autour d'eux ! Quitte à passer du temps à écrire, c'est toujours plus sympa d'être lu.


Comment va évoluer cette newsletter ? 

C'est difficile à dire à l'heure actuelle, nous n'avons même pas fêté notre premier anniversaire! Nous avons beaucoup de discussions en interne sur l'avenir de Curaterz, à court et moyen terme, et un site dédié est effectivement une des grandes thématiques. Il nous semble cependant prématuré de nourrir de grandes ambitions à ce stade. A l'heure actuelle, notre but principal est de comprendre les attentes de nos lecteurs de la première heure, et de nous assurer que nous leur communiquons notre enthousiasme de la manière la plus efficace possible.


Suivez-vous l’audience et l’engagement de vos lecteurs ? Comment ?

On utilise Mailchimp pour gérer l’envoi de nos campagnes. C’est un outil puissant qui nous permet de mesurer facilement l’engagement de nos abonnés avec les indicateurs classiques (taux d’ouverture, taux de clic, désinscription, profil utilisateur, etc…) et d’en tirer rapidement des conséquences. Par ailleurs, le côté intimiste de la newsletter pousse naturellement les gens à nous interpeller par mail ou sur Twitter. Quand quelqu’un nous mentionne sur une photo du plat d’un restaurant dont on a parlé la veille, c’est aussi une bonne façon de mesurer le véritable impact de nos recommandations.


Curaterz risque de devenir payant ?

Nous avons évoqué cette option parmi d'autres lors d'un sondage auprès de notre lectorat. C'est une possibilité, c'est sûr, mais nous aimerions l'éviter. On préférerait vraiment pouvoir continuer de fournir un contenu de qualité, gratuit, sans compromis éditorial. Comment y parvenir ? Ça reste un des enjeux à long terme. Il y a d'autres solutions. Nous y réfléchissons sans perdre de vue que dans l'immédiat, ce n'est ni une priorité ni une nécessité.


Qui vous lit ?


Les gens les plus curieux du pays : on est suivis par les journalistes et chroniqueurs de médias de référence, des artistes célèbres, des réalisateurs/scénaristes… et plus généralement des mecs et des filles d’un peu partout, qui sont passionnés et exigeants.



Crédit photo: Twitter

 

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