Classiques pour salles obscures

Plan B (best of) Mercredi 29 août 2012

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Classiques pour salles obscures
Frédéric Bonnaud reçoit Mathieu Macheret pour Otto Preminger (Capricci) et la rétrospective à la Cinémathèque française et Santiago Amigorena pour son livre La première défaite (POL).

Otto Preminger, aux éditions Capricci

De Laura (1944) à Rivière sans retour (1955) puis à Exodus (1960), du Cardinal (1963) à The Human Factor (1979), magnifique dernier film, Otto Preminger n’a cessé d’évoluer. Le Preminger que défendirent Jacques Rivette, Jean-Louis Noames ou Serge Daney au présent, dans les années 1950 et les années 1960, n’est donc pas le même que celui que relisent aujourd’hui, année après année, période après période, Olivier Eyquem, Chris Fujiwara, Christoph Huber, Pierre Léon, Miguel Marias et Mathieu Macheret.Cet ouvrage ne rend pas seulement hommage à l’une des oeuvres capitales du cinéma hollywoodien. Il célèbre aussi sa plasticité, son évolution, c’est-à-dire son actualité.

Otto Preminger, à la Cinémathèque française, du 30 août au 8 octobre

Parmi les films réalisés par Otto Preminger, certains ont acquis une célébrité immortelle : Laura en tête, davantage à cause de la mythologie du film noir et la présence inoubliable de Gene Tierney que pour la signature de son auteur ; Carmen Jones (longtemps invisible en France en raison d'un procès des héritiers de Bizet) ; Anatomy of a Murder/Autopsie d'un meurtre (pour l'interprétation géniale de James Stewart et la musique de Duke Ellington) ; The Man With the Golden Arm/L'Homme au bras d'or (pour Frank Sinatra dans son meilleur rôle et la musique de Shorty Rogers et Shelly Manne), River of No Return/Rivière sans retour (pour Marilyn Monrœ). Ces titres fameux, grands succès de l'histoire du cinéma américain portent tous l'empreinte et la personnalité d'un cinéaste qui a vite suscité l'admiration de la cinéphilie européenne, tandis qu'il était au mieux considéré comme un habile entrepreneur de spectacle aux États-Unis. (Lire la suite sur le site de la Cinémathèque française).

5 films d'Otto Preminger - Présentation par Jean-François Rauger

 

Deborah Kerr et Jean Seberg dans Bonjour tristesse, de Otto Preminger (1958).

La première défaite, un livre de Santiago Amigorena aux éditions POL

Le premier amour, paraît-il, n’est jamais que le prélude de la première défaite. On aime, puis on souffre. On essaie de se souvenir pour ne pas vivre, puis on essaie d’oublier – pour ne pas mourir. Mais il n’y a rien de tel qu’essayer d’oublier pour se souvenir, et rien de mieux qu’essayer de se souvenir pour réellement oublier.
Ces quelques pages racontent l’histoire d’un jeune homme qui comprend, lentement, qu’après avoir aimé une première fois, après avoir une première fois souffert de n’être plus aimé, pour être heureux, il doit réussir à savourer la douleur et le bonheur en même temps, à chaque pas.
Son chemin est long, plein de détours. Comment en serait-il autrement ? si l’on sait de quoi les premiers amours sont le prélude, on ignore toujours de quoi les premières défaites, à leur tour, peuvent être le commencement.

Vous pouvez en lire les premières pages sur le site de l'éditeur.

 

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