Circule !

La Pop au carré Lundi 24 février 2014

Réécoute
Les hommes pin-up de l’Ukrainienne Marina Poliakova (photo recadrée)
Le Centquatre, dans le 18e arrondissement de Paris, héberge jusqu’au 16 mars la quatrième édition du Festival de la jeune photographie européenne, "Circulation". Désopilant, décoiffant.

 

Ne cherchez pas l’unité, ni la cohérence, ni le thème… Amoureux des performances-concepts, des inconditionnels des thèmes, passez votre chemin : Circulation, c’est un circuit, une promenade visuelle à travers une multitude d’univers, et il n’y a bien que le (relatif) jeune âge des photographes pour servir de dénominateur à l’ensemble. L’exposition serpente le long des murs, emprunte les escaliers, les chemins de traverse dans le brouhaha du lieu, terrain d’entrainement pour acrobates et danseurs en tous genres.

Afghan Dream

Ici du décalé, là de l’absurde… Mais aussi du photoreportage : Sandra Caligaro a 32 ans, elle est l’une des invitée du festival. Elle y présente sa série Afghan Dream,  une fresque photographique d’une nouvelle frange de la société afghane, moderniste et connectée.

Sandra Calligaro devant l'une des photos de sa série Afghan Dream.

 

Ici une maman qui se prend en photo avec sa fille, beaucoup d’écrans, de smartphones. Et puis, aussi, des rendez vous amoureux, des scènes de joie, de tendresse, des scènes du quotidien dans le Kaboul de l’après-guerre.

Pin-up mâle,  et Zidioamatiks

Il y a aussi les compositions sur cartes postales de Christiane Seiffert, décoiffantes, les villages fantômes de Bruno Fert, les Zidiomatiks de Sylvain Granjon ou les hommes nus lascifs en pin-up dans la nature sauvage de l’Ukrainienne Marina Poliakova.

"Dormir sur ses deux oreilles" (Zidiomatiks) par Sylvain Granjon

 

Ou encore les mille parapluies suspendus dans l’atrium de l’ancien bâtiment général des Postes de Melbourne, du Slovène Matej Andraz Vogrincic. Et les villages israéliens perdus de Bruno Fert.

 

 Bruno Fert est allé retrouver les villages abandonnés en Israël pendant la guerre (Les Absents).

 

Une pause en accès libre, en images loin dans les imaginaires, à ne rater sous aucun prétexte. Le festival est par ailleurs à retrouver dans 16 stations du métro parisien, notamment Chatelet, Belleville, Hotel de Ville, et La Chapelle.

Commentaires