Boyhood, le film qui ne laisse pas indemne

Rien à voir Mercredi 23 juillet 2014

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Boyhood, le film qui ne laisse pas indemne
Quand le réalisateur, Richard Linklater, a téléphoné à Patricia Arquette pour lui proposer le rôle, il lui a demandé : « Tu fais quoi les 12 prochaines années ? ». Son idée, c'était de faire un film sur une famille, un père, une mère, deux enfants. Jusque-là c'est pas exactement le concept le plus original qu'on ait entendu. Sauf qu'il les a filmés chaque année, pendant 12 ans. Les mêmes. Et c'est dingue.

Il y a une femme, Olivia, jouée par Patricia Arquette. Elle a eu des enfants jeune, avec un homme un peu chien fou, un peu trop jeune lui aussi. C'est une battante, une femme qui est déterminée à s'en sortir. Elle décide de reprendre des études, elle veut devenir psy, reprendre le contrôle de sa vie. Elle va se re-marier, re-divorcer, enfin elle va mener sa barque bon an mal an.

Il y a un homme, Ethan Hawke. C'est le père. On assiste à la lente maturation d'un homme... Au début c'est le bon pote avec qui on rigole bien mais sur qui personne peut vraiment compter. Et puis au fur et à mesure il prend ses galons de père, et puis lui aussi il fait des rencontres, il s’assoit progressivement dans de nouvelles responsabilités, il prend confiance en lui.

Et enfin il y a les deux mômes. Mason, qui est juste le petit garçon le plus mignon de la terre, avec ses grands yeux bleus et son sourire dément. Et sa grande sœur, Samantha, pleine de vie, super drôle, intelligente, un peu peste sur les bords.

Le scénario n'est pas plus élaboré que ça. D'ailleurs le réalisateur, Richard Linklater, n'avait pas vraiment de script très précis. A chaque étape, quand ils se retrouvaient tous pour tourner, ils réfléchissaient à où en étaient leurs personnages, et ils faisaient évoluer l'histoire en fonction de leur propre expérience de vie.

Douze ans de vie condensés en 2H45, et ben c'est con, mais c'est bouleversant.

 


 

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