Best-of: Mathieu Lindon et Olivier Frébourg

Plan B (best of) Jeudi 22 décembre 2011

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Best-of: Mathieu Lindon et Olivier Frébourg
Plan B... Pour Bonnaud, en partenariat avec les Inrockuptibles et le magazine Transfuge. Une émission préparée par Amel Khaldi et Nicolas Guyonnet, mise en ondes par Christian Rose avec le concours des techniciens du Mouv'. Générique: Yegelle Tezeta, de Mulatu Astatke.

Prix Medicis 2011: Mathieu Lindon pour son livre Ce qu'aimer veut dire, publié aux éditions P.O.L.

Dans ce récit Mathieu Lindon rend hommage à Michel Foucault, au professeur de liberté, à l'ami généreux qu'il fut, qui lui prêtait son appartement pendant ses longues absences qui, sans y toucher, sans peser d'aucune manière, l'a sans doute beaucoup plus guidé et aidé qu'il n'en eut alors conscience. Et par la grâce du talent évocateur de l'auteur ce sont six années de sa jeunesse qu'il nous restitue, agitées, confuses parfois, mais éclairées par cette amitié. Parallèlement à la figure de Michel Foucault est aussi, bien sûr, tracée celle de Jérôme Lindon, le père. Et de Samuel Beckett le bienveillant, et de Robbe-Grillet, Hervé Guibert, tant d'autres anonymes ou connus. Mais si l'intérêt historique de ces pages est évident , si nous y découvrons un Michel... (Lire la suite sur le site de l'éditeur)

Prix décembre 2011: Olivier Frébourg pour son livre Gaston et Gustave, publié aux éditions du Mercure de France.

   Gaston est un très grand prématuré. A sa naissance, il a été séparé de son jumeau. Dans le service néonatal de l’hôpital de Rouen dont l’entrée est gardée par la statue de Gustave Flaubert, il lutte pour respirer. Gaston c’est mon fils.

    Gustave est le « patron » des écrivains. Il refusa d’être père pour écrire Mme Bovary ou l’Education sentimentale. Il y a des moments où l’on aimerait se débarrasser de la littérature parce qu’elle ne console jamais des catastrophes. Et pourtant, à la naissance de Gaston, la statue de Flaubert s’est avancée vers moi. Gaston et Gustave se sont retrouvés unis dans la tempête et le naufrage, peau contre peau. Je n’ai pas eu d’autre choix que d’écrire ce livre. J’avais quitté le monde des vivants pour celui des limbes où je réchauffais mes deux fils. O.F.

 

 

 

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