Best-of: Alain Badiou et Jacques Généreux

Plan B (best of) Lundi 02 janvier 2012

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Best-of: Alain Badiou et Jacques Généreux
Plan B... Pour Bonnaud, en partenariat avec les Inrockuptibles et le magazine Transfuge. Une émission préparée par Amel Khaldi et Nicolas Guyonnet, mise en ondes par Christian Rose avec le concours des techniciens du Mouv'. Générique: Yegelle Tezeta, de Mulatu Astatke.

Le réveil de l'histoire, un livre d'Alain Badiou, publié aux éditions Lignes.

De même que les révolutions de 1848, au-delà de leurs échecs circonstanciels, ont sonné pour un siècle et demi le retour de la pensée et de l’action révolutionnaires, de même les soulèvements en cours dans le monde arabe, au-delà des replâtrages que va tenter de leur imposer la « communauté internationale », sonnent, à l’échelle mondiale, le retour de la pensée et de l’action des politiques émancipatrices.

Le XXIe siècle a commencé par l’annonce – citons Fukuyama – d’une « fin de l’Histoire » (1992). Nous avions eu droit, bien plus tôt, au constat, notamment par Lyotard, d’une « fin des grands récits ». Bien plus tôt encore, au début du XIXe siècle, Hegel était certain que l’Absolu avait terminé le parcours par lequel il parvenait à une complète conscience de lui-même. Entre l’origine et l’aujourd’hui de ces annonces, on ne peut dénombrer toutes les « fins » dramatiques dont les philosophes se sont fait une spécialité, singulièrement la « fin de la Métaphysique », et en bout de course la fin de la philosophie elle-même.

 

Nous on peut!, un livre de Jacques Généreux, publié aux éditions du Seuil.

En ces temps de crises (du capitalisme, de l’euro, de la dette), deux sentiments contradictoires sont bien ancrés dans les esprits : d’une part, ressurgit la critique du capitalisme et du pouvoir destructeur de la finance, d’autre part se confirme l’idée que, dans une économie mondialisée et une Europe libérale, le gouvernement d’un seul pays ne peut plus faire grand-chose pour contrer le pouvoir de l’argent et des marchés ; d’un côté, l’évidente urgence d’une autre politique, de l’autre, l’évidente impuissance à mettre celle-ci en œuvre. On ne peut pas faire autrement ! Voilà le verrou qui protège les profiteurs du système, mieux que n’importe quelle armée. Eh bien, Nous, on peut !, explique ce bref précis d’économie politique à l’usage du simple citoyen. « Nous », l’autre gauche incarnée ici par le secrétaire national à l’économie du Parti de gauche et par Jean-Luc Mélenchon qui préface l’ouvrage. Avec le talent pédagogique qui fait le succès permanent de ces livres d’économie, l’auteur explique ici au simple citoyen, pourquoi et comment un pays peut toujours faire ce qu’il veut face aux marchés, face aux crises financières, face au spéculateur, face à la BCE, etc. En six brefs chapitres, Généreux explique comment, en 2012, un gouvernement déterminé peut se débarrasser des spéculateurs en un jour, échapper à la cure d’austérité imposée par le Conseil européen, reprendre le contrôle du crédit, surmonter la crise de la dette publique, et s’affranchir du carcan néolibéral imposé par les traités européens, sans sortir de l’union européenne et sans sortir de l’euro !

 

 

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