Benoît Hamon est l'invité du Mouv'

Le 7-9 Mardi 04 mars 2014

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Benoît Hamon est l'invité du Mouv'
Le 7-9 reçoit le ministre délégué à l’Économie sociale et solidaire. Alors que le chômage continue de progresser, peut-on compter sur la solidarité pour relancer l'emploi ? L'économie sociale et solidaire est-elle sous perfusion ? Comment rendre ce modèle attractif, malgré des rémunérations moindres ?

 

Retrouvez ci-dessous l'interview de Benoît Hamon en intégralité : 

 

Annoncés la semaine dernière, les chiffres du chômage sonnent comme une nouvelle déconvenue pour le gouvernement. Avec 8 900 chômeurs de plus en janvier, la promesse d'inverser la courbe avant fin 2013 n'est plus qu'un lointain souvenir.

Vantée comme un modèle anti-crise par Benoît Hamon, l'Economie Sociale et Solidaire crée 100 000 emplois par an et fait travailler 10% des salariés, soit 2 400 000 personnes aujourd'hui. Une économie qui profite aux jeunes (moins de 30 ans de moyenne d'âge). Mais une économie souvent considérée comme très subventionnée.

C'est un préjugé que de croire que l'économie sociale est une économie sous perfusion. C'est une économie qui se déploie, qui est confrontée aux mêmes problèmes que l'économie classique. La seule différence, c'est que dans l'économie sociale on s'oblige à réinjecter les profits dans l'entreprise, pour qu'elle soit plus durable.


Benoît Hamon, ministre de l'Economie sociale et solidaire © Sébastien Sabiron, Le Mouv'
  

Tournée vers des coopératives, des mutuelles ou des asssociations, l'économie sociale et solidaire est supposée moins rémunératrice pour les salariés (jusqu'à 30% de salaire en moins à poste équivalent). En contrepartie, les écarts de rémunération entre salariés sont maitrisés et ne "s'aligneront jamais sur ceux du CAC 40" selon Benoît Hamon. Le ministre rappelle au passage que ce modèle est adaptable à tous les secteurs de l'économie.

On peut très bien avoir une SCOP qui fait du câblage électrique, qui n'a pas d'utilité sociale dans sa mission, mais qui est intéressante dans son modèle économique, parce que plus durable pour l'entreprise. Si en plus il est profitable à la collectivité, tant mieux.


 

En passe de faire voter en avril un projet de loi très attendu par les acteurs de l'économie sociale et solidaire (70 mesures vouées à encourager sa structuration)  Benoît Hamon se réjouit que le modèle suscite de l'engouement auprès des jeunes, diplômés ou non.

Pour le ministre, la réussite d'une économie doit pouvoir se mesurer autrement qu'à travers les habituels indicateurs de croissance :

Benoît Hamon, cliquez sur le player © Sébastien Sabiron, Le Mouv'


Dans l'attente du prochain remaniement ministériel, Benoît Hamon s'est dit "plutôt favorable" à un gouvernement resseré, même si cela doit lui coûter son maroquin de ministre délégué (et bien qu'il soit le favori des Français pour le ministère de l'Emploi selon un récent sondage Ifop-Paris Match). Malgré tout, il l'assure, son projet de loi sur l'économie sociale et solidaire aura bien un avenir.

Même si je ne suis plus ministre, le texte passera [...] Il donne des instruments pour que les différents acteurs de l'économie sociale puissent se développer et pour que cette économie change d'échelle. Je suis très confiant dans les vertus de ce modèle qui nous réconcilie avec l'idée que le progrès économique ne se fait pas au détriment du progrès social.




L'économie c'est bien, sociale et solidaire, c'est mieux !

"Le concept d'économie sociale et solidaire (ESS) désigne un ensemble d'entreprises organisées sous forme de coopératives, mutuelles, associations, ou fondations, dont le fonctionnement interne et les activités sont fondés sur un principe de solidarité et d'utilité sociale.

Ces entreprises adoptent des modes de gestion démocratiques et participatifs. Elles encadrent strictement l'utilisation des bénéfices qu'elles réalisent : le profit individuel est proscrit et les résultats sont réinvestis. Leurs ressources financières sont généralement en partie publiques." (source : Ministère de l'Economie et des finances)

Pour parler de ces entreprises qui concilient activité économique et but social, tout en valorisant l'individu avant le profit, nous recevons Benoit Hamon, Ministre délégué auprès du Ministère de l'Economie et des finances, chargé de cette fameuse économie sociale et solidaire justement.

 

C'est quoi ta journée ?

Philippe Sarrazin fait partie des indépendants qui cumulent plusieurs vies. Il est comédien, joue ce mardi à Winterthur, à côté de Zurick, dans « Des souris et des hommes », adapté de l'ouvrage de John Steinbeck. La pièce mise en scène par Jean Philippe Evariste, Philippe Ivancic tourne depuis 12 ans.

  
Pour faire bouillir la marmite, Philippe Sarrazin travaille également comme auteur-adaptateur. Depuis 12 ans, il écrit et traduit des VF de séries ou d’animation.

Il déroule son mardi chargé dans le 7-9 du Mouv.

Un lien pour survivre...

Honneur à Gotlib aujourd'hui ! Jamais très excitant quand l’actualité s’écrit au fil des anniversaires et des commémorations. Sauf quand c’est Pilote et Fluide glacial qui s’y collent, le temps d'un génial hors-série sur Gotlib. 

Pour les 80 ans du monstre sacré de la BD satirique, le 7-9 est de la partie pour souffler les bougies, le temps d'une chronique et d'une vidéo collector avec Gotlib, Léandri et sa moustache.

 

 


Le single du jour

Les chroniques du 7-9

A 8h23, retrouvez les "Lectures de Salomé Kiner"

A 8h52, la chronique "Rien à voir", d'Elodie Emery


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