Beck m'a cloué le bec

le Reportage de la Rédaction Mercredi 03 juillet 2013

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Beck m'a cloué le bec
Il n'était plus venu jouer à Paris depuis l'Olympia 2008. Autant dire que Beck était attendu hier soir pour son concert exceptionnel à la Cité de la Musique. Eclectique comme toujours, drôle comme souvent, il n'a (presque) pas déçu.

Beck et Charlotte Gainsbourg @ Sandrine Etoa-Andègue

 

Actu chargée pour Beck. 19 ans après Loser (ça nous rajeunit pas, ma bonne dame !), l'inclassable tête d'ange de Los Angeles revient. Un nouveau single, I won't be long, dévoilé hier après-midi. Et à peine quelques heures plus tard, un concert à Paris, une ville où il n'avait plus chanté depuis un lustre, enfin cinq ans quoi. Augustin Arrivé y était pour le Mouv'.

 

I won't be long, le dernier single de Beck, dévoilé hier © Beck Hansen


"Mais bon, c'est rassurant", plaisantait le charmant hier soir, "la fin du monde n'est toujours pas arrivée". Soit. N'empêche, on devenait impatient. L'affiche était d'autant plus alléchante que le festival Days Off annonçait un concert "solo acoustic". Un dispositif minimaliste que Beck n'avait, sauf erreur de notre part, plus tenté depuis ses débuts.

 

Mouais... Apparemment, personne n'avait prévenu le chanteur. Il s'est pointé avec deux (excellents) musiciens (pianiste/bassiste) et s'est même permis un accompagnement à la boîte à rythme ("elle s'appelle Zorg, elle est japonaise et elle est née dans les années 70, comme moi"). Quand il s'est finalement retrouvé seul à l'harmonica, le temps de quelques titres, il a souri au public ("c'est ce que vous attendiez, non?").

 

Beck à la Cité de la Musique @ Augustin Arrivé

 

Finalement peu importe. L'essentiel, c'est que notre Beck était là, et qu'on avait envie de le bécoter. Loser mis à part, il a ressorti un bon paquet de tubes, de Lost Cause à Modern Guilt, balayant l'ensemble de sa carrière.

 

Et au fond de la pochette surprise, deux jolis cadeaux. D'abord, Nicolas Godin, du groupe Air, est venu s'installer au piano pour une reprise de Sunday Morning. Quand on sait que la mère de Beck était danseuse dans le Velvet Underground, ce choix prend une autre envergure. Et puis l'évidente Charlotte Gainsbourg nous a servi le Heaven can wait composé pour elle par le maître des lieux.

 

Seules ombres au tableau : un rappel expédié à toute vitesse et une vaine standing ovation de douze minutes sans que la star ne remontre le bout de sa chapeau. Oublions cela et conservons les bons moments. Définitivement, Beck est loin d'être un loser.

 

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