BALTHAZAR

Rodéo sur Le Mouv' Vendredi 21 décembre 2012

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BALTHAZAR
Tous juste auréolés de la récompense du meilleur album de l'année aux Music Industry Awards, l'équivalent des Victoires de la musique en Belgique, Balthazar est venu nous présenter "Rats", leur superbe dernier album ! Une Mouv'Session à revoir en vidéo.

 

Une Mouv'Session à revoir en vidéo

Balthazar > Do not claim anymore

 

Balthazar > Love me tender (reprise d'Elvis Presley)

 

Balthazar > The Oldiest of Sisters

 

 

BALTHAZAR

Il y a un moment sur Rats, le deuxième disque de Balthazar, dans « Sinking Ship », où la musique passe au second plan, où le rythme s’estompe et où un chœur de garçons solitaires se met à chanter et à répéter sans fin « Nous allons à nouveau apprendre à connaître ton côté triste » – comme si quelqu’un les avait abandonnés au milieu d’une forêt gelée sans qu’ils sachent comment rentrer chez eux.

Ce moment de mélancolie à vous retourner les tripes fait non seulement vibrer la corde sensible, mais finit par la faire rompre. Balthazar y va à fond, sans limites. Amis, compagnons de route, voici Rats.

« C’est devenu un disque presque romantique », dit Jinte Deprez. « Il faut être dans un genre d’humeur un peu spéciale ». Maarten Devoldere, le complice d’écriture de Jinte, acquiesce et murmure, réconfortant : « Il faut simplement prendre son temps avec cet album. Il est fait pour accompagner vos plaisirs et vos souffrances au quotidien. »

La complicité entre Maarten et Jinte remonte à loin. Adolescents, ils faisaient la manche, en compétition l’un avec l’autre, jusqu’à ce qu’ils réalisent qu’un plus un fait parfois trois. Leur alliance de fraîche date les a alors conduits à traverser un véritable tourbillon d’aventures musicales. Ensemble, ils ont étudié la production musicale et découvert la beauté et la puissance des arrangements de cordes et de cuivres.

« C’est notre truc », dit Maarten, « C’est un jeu d’enfant d’écrire un arrangement sophistiqué pour grand orchestre. Certains trouvent ça exotique. Mais une fois qu’on a appris à le faire, tout est possible. Bizarrement, ce qui nous intéresse plus, maintenant, c’est d’écrire de la pop music simple et accessible ».

Dans leur quête de la chanson pop parfaite, le duo a formé Balthazar, une méchante machine à groover qui a sorti un super premier album en 2010, rempli à ras-bord d’une pop indé accrocheuse et nerveuse. Le groupe a gagné ses galons en tournant en Europe : il a joué au Royaume-Uni et en France en première partie de dEUS, et s’est donné à fond en Allemagne, en Suisse, en Italie, en Suède, en Norvège et au Danemark.

Aujourd’hui, voici Rats, un disque qui met en valeur l’amour que porte Balthazar aux productions pop classiques. « La plupart des productions pop contemporaines sonnent trop ‘années 2000’ », dit Maarten en haussant les épaules. « Il n’y a aucune profondeur. Nous avons essayé une approche différente ». Maarten et Jinte partagent et entretiennent un amour particulier pour les grands songwriters comme Leonard Cohen. Ils ont plongé la tête la première dans l’œuvre sixties de Serge Gainsbourg : elle les a poussés à penser différemment en termes de rythme, d’orchestration et de mixage.

« Par le passé, nous voulions seulement écrire des arrangements cool. Cette fois, nous voulions que les émotions affleurent à la surface. »

Mission accomplie. Le charme de « The Oldest of Sisters » opère grâce à une irrésistible section rythmique à la Gainsbourg, et pourtant, ce sont les harmonies vocales et l’austère section de cuivres qui vous amèneront au bord des larmes. Ecoutez le diaboliquement frivole « Joker’s Son » où les chants pittoresques et légèrement éméchés de Balthazar semblent vouloir embraser la nuit. « Listen Up » marie merveilleusement une ambiance jazz décontractée et des cordes à la Bollywood, avant de laisser place à un refrain étincelant. Un chant ensoleillé à reprendre en chœur les jours de pluie.

N’oublions pas que le mixeur américain Noah Georgeson (Joanna Newsom, The Strokes, Devendra Banhart)  était derrière la console, gardant le son de Balthazar sous haute surveillance. « Avec le premier album, il s’agissait de faire une déclaration. Avec celui-ci, il s’agissait de se donner carte blanche, de faire ce que nous voulions et ce que nous aimions », nous dit fièrement Jinte.

Si avec Rats le groupe semble faire table rase du passé, vous vous demandez peut-être si cet album dévoile la vision qu’a Balthazar de la vie et de l’amour ? « Nos crises personnelles sont assez superficielles », dit Maarten. « Nous sommes encore jeunes. Et nous n’aimons pas beaucoup l’auto-apitoiement. »

« Ni l’autoanalyse, d’ailleurs », ajoute Jinte avec un sourire. D’un autre côté, il admet que les nouvelles chansons ne peuvent se départir d’une certaine tristesse.

Apparemment, Rats évoque les petits drames de la vie de tous les jours. « Devoir rentrer chez soi à pied après la fête. Ouais, ça peut être dur. J’aime ce genre de mélancolie. »

La vérité, c’est que les garçons sont impatients de jouer ces nouvelles chansons devant un public, tout comme les autres membres de Balthazar : Patricia Vanneste, Simon Casier et Christophe Claeys.
« Nous donnerons le meilleur concert de notre vie chaque soir. Venez et vous verrez. »

Pas de souci. Ils vont nous sortir de cette forêt sombre et glaciale. Un petit peu moins las qu’avant.

Source : PIAS

Le site de Balthazar

 

En concert :

28-janv.-13     CANNES                  MIDEM FESTIVAL

12-mars-13     RENNES                  UBU

13-mars-13     NANTES                  STEREOLUX

14-mars-13     ROUEN                    106

15-mars-13     LA ROCHELLE           LA SIRENE

16-mars-13     BORDEAUX               KRAKATOA

19-mars-13     LYON                       NINKASI

21-mars-13     REIMS                     CARTONNERIE

22-mars-13     NANCY                     AUTRE CANAL

23-mars-13     LILLE                        GRAND MIX

 

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