Arlt / Kiosquorama

Rodéo sur Le Mouv' Vendredi 07 septembre 2012

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Arlt / Kiosquorama
Le festival Kiosquorama propose jusqu'au 6 octobre 42 concerts gratuits dans les kiosques à musique parisiens ! Christophe reçoit Frantz Steinbach le directeur du festival et Arlt, qui s'y produit, joue 2 titres en live !

KIOSQUORAMA

Du 2 septembre au 6 octobre 2012.
14 jours de festival dans les kiosques des parcs et jardins franciliens pour un éco-festival itinérant, soit 42 concerts gratuits en journée les mercredis, samedis et dimanches du mois de Septembre.

Chaque jour : 3 concerts, 1 eco-village, 1 expo  !
Découvreur de talents, Kiosquorama c’est une programmation proposant sur chaque date, dans un kiosque différent un artiste confirmé, un artiste en développement et un artiste « musique du monde ». Mais Kiosquorama  c’est également autour de chaque concert une dizaine de stands d’associations éco-sensibles et citoyennes de quartier proposant des rencontres et des activités.
Kiosquorama c'est enfin la mise en lumière d'un artiste plasticien différent chaque jour par le biais d'une installation éphèmère.

La particularité du festival est de se dérouler dans des lieux à la fois historiques et conviviaux :

Les kiosques à musique des parcs et jardins d'Ile de France.
8 arrondissements parisiens visités : 9e, 10e, 13e, 14e, 15e, 17e, 19e et 20e
1 ville francilienne : Pontoise.

ARLT

Arlt chante à deux : voix d’eau (Eloïse Decazes) et voix de terre (Sing Sing) comme des haikus tournés mantras contrariés. Leur incandescente austérité fait des trucs. Toutes les chansons sont des chansons d’amour et Arlt l’a compris qui décline ça sur tous les tons menacés, inquiets, bagarreurs, hésitants, rieurs, étonnés. Avec pour décors les éboulis de pierres et des accidents d’oiseaux. La gu...itare de Sing Sing est une sauterelle blessée, sèche comme une porte sur les doigts, ressassant blues paranormaux, folklore insituable et pop bercée sans casque un peu trop près des murs qu’on sait.
Decazes, impassible, aimante, larguée ou colère, bricole à cœur ouvert des orages
et des aubes claires. Ce sont des berceuses, des litanies , de soudains décollages verticaux (épiphanies/évanouissements). L’autre râle, persifle, dérape, grogne,
hulule et chante faux. C’est charmant.
Guitariste borgesien, Mocke prête main forte à Arlt (creuse des galeries, des passages secrets, invoque, convoque puis rature le tout de fausses citations).
Tour à tour abstrait, impressionniste, docteur en ready-mades de rien, il recycle en arrière-fond spectral lambeaux de jazz oblique, polyrythmies déglinguées, baroquismes divers.
Les trois viennent d’enregistrer ensemble un premier album. 14 pop-songs brèves et louches aux humeurs contradictoires, dont
le primitivisme relatif n’empêche pas une certaine élégance de la mise. Un ovni si
l’on veut, mouvant, grave et presque drôle.

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