Après quoi courons-nous ?

Façon de penser Mardi 05 novembre 2013

Réécoute
Dimanche, c'était le marathon de New York. Alors, qu'est-ce qui pousse tous ces athlètes du dimanche à courir ? Et nous, après quoi courons-nous? Comme dit Miossec, "c'est la question" !

 

"A quoi pensent les joggeurs du dimanche ?"  demande Miossec dans l'une de ses chansons. Et on serait tenté de dire: "à rien".

 

N'est-ce pas pour "se vider la tête" et éviter de penser qu'on chausse ses baskets pour manger du bitume deux ou trois fois par semaine ? Courir, on-ne-sait-où, ce serait toujours une manière de fuir, on-ne-sait-quoi, pour éviter de penser aux douloureuses questions du sens de la vie. 

D'ailleurs, la tradition philosophique aurait plutôt tendance à faire l'éloge de la lenteur et de la marche, propice à la réflexion, tandis que la course serait toujours un peu vaine - comme le suggère Pascal dans ses Pensées :

Nous courons sans souci dans le précipice, après que nous avons mis quelque chose devant nous pour nous empêcher de le voir.


 

 

 

 

 

Pourtant, dans son livre Courir, le philosophe - et coureur de fond - Guillaume le Blanc cherche à montrer comment la course peut être l'occasion d'une foule de "méditations physiques".

 

 

 

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