Apple vs. Google : la guerre

L'actualité numérique Jeudi 01 août 2013

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Apple vs. Google : la guerre
Enfin ! Les deux superpuissances technologiques américaines se sont déclarées la guerre. Et le conflit prend des proportions ahurissantes.

 

Pas de panique ! Cette guerre est tout droit sortie du cerveau des spécialistes tech du site américain Slate. Mais leur sympathique récit est édifiant à bien des égards.

L'escalade

Ce sont les deux géants de la technologie. Google pèse 54 milliards de dollars de liquidités et 54 000 salariés, et la marque à la pomme dispose quant à elle de 145 milliards de dollars et d'une véritable armée de 80 000 individus. Sans compter leurs nombreuses implantations physiques, datacenters pour le premier et Applestores pour son concurrent. 

Bref, Google et Apple, ce sont deux entreprises qui ont en quelques années acquis le statut de véritable puissance. Et à l'instar des États, si ça commençait à friter entre les deux, les choses pourraient escalader rapidement.

 

C'est ce qu'imaginent les experts de Slate Farhad Manjoo, Matthew Iglesias et Will Oremus dans une fiction dont le début pourrait presque advenir dans quelques années.

La querelle commence en effet avec la décision d'Apple de retirer Google comme navigateur par défaut de leur iPhones et iPads. L'entreprise réplique en mettant en place le plan "GhostFruit", imaginé par l'un de ses fondateurs, Sergey Brin.

Plus possible d’envoyer un mail via son iPhone, pas moyen de trouver un Apple store sur Google Maps, toutes les fameuses keynotes de Steve Jobes sont virées de Youtube. Pour répondre, Apple décide de racheter DuckDuckGo, un moteur de recherche alternatif.

Bref, la guerre est déclarée.

 

L'explosion

Comme dans toutes bonne guerre, les alliances se mettent en place. Google, qui représentait en 2012 94 milliards de revenus rien qu'aux Etats-Unis, fout la pression à tous les sites qui ont besoin de ses revenus pour survivre. Résultat, le net est verrouillé. Côté mobile, les mecs de Google mettent aussi la pression à Samsung, qui fabrique tous les Android mais aussi les processeurs pour les iPhone. Résultat, Les iPhone deviennent bêtes.

Mais Apple réplique et lève une armée de fans de la marque, à qui ils finissent par fournir des armes (les iPistols) pour attaquer les datacenters de Google. Autant dire, le coeur et les poumons de la boîte. Là, ça devient l’apocalypse, Obama finit par prendre le parti de Google mais se fait tuer dans le crash d’Air Force One, bien évidemment piloté par un Apple Maniac.

La fin

Entre attaque de datacenters, virus dans les usines chinoises d'Apple, interventions des républicains et des démocrates pour soutenir un camp ou l'autre, les choses enveniment très rapidement. Au bout de deux mois, les fans d'Apple envahissent les rues pour soutenir l'installation d'Al Gore à la Maison Blanche.

Mais c'est compter sans l'intervention d'autres corporations basées au sud des Etats-Unis. A la fin de cette joyeuse ucrhonie, le géant de la distribution Wall Mart décide de siffler la fin de la récré. Google et Apple ne sont plus qu'un mauvais souvenir, Larry Page est forcé à l'exil dans son "pays en beta-test" et les patrons d'Apple fuient dans leur jet privé. Bing devient le moteur de recherche le plus utilisé dans le monde et les actionnaires d'Amazon et de Facebook se réjouissent.

La paix est revenue, mais pour combien de temps ?

Guillaume Ledit

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