Antigone aurait-elle enterré le nazi, Erich Priebke?

Façon de penser Jeudi 17 octobre 2013

Réécoute
Antigone aurait-elle enterré le nazi, Erich Priebke?
Que faire de la dépouille du nazi Erich Priebke, mort à 100 ans, le vendredi 11 octobre? Avec son passé de criminel, mérite-t-il seulement d'être enterré? C'est la question même que pose la tragédie de Sophocle, Antigone.

 

Erich Priebke, l'ancien SS responsable de la mort de 335 civils italiens est mort vendredi 11 octobre à l'âge de 100 ans. Depuis, on ne sait pas trop quoi faire de son corps. Personne n'en veut : ni l'Argentine où il a vécu tranquillement pendant quarante ans, ni l'Italie, où il purgeait une peine de prison à vie depuis 1998.

A-t-il seulement droit à des funérailles?

Pour les uns, il mérite tout juste d'être jeté "dans une décharge", pour les autres, il a droit au respect, quels que soient les crimes qu'il a commis.

Enterrer l'infame ou pas: c'est justement le cas de consicence qui se présente à Antigone dans la tragédie de Sophocle: la loi lui interdit d'enterrer son frère Polynice, mais d'un autre côté, elle s'y sent obligée par les liens du sang, et ses convictions morales . Alors, qu'est-ce qu'elle décide? Et moi, qu'est-ce que j'aurais fait à sa place?

 

 

Réponse, dans la chronique façon de penser de Gilles Vervisch.

> Retrouvez toutes les chroniques "Façon de penser"


> Abonnez-vous au podcast, RSS et iTunes

Commentaires