Anelka et Trézéguet exportent le foot en Inde

Pendant ce temps, à Vera Cruz (old) Vendredi 17 octobre 2014

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Anelka et Trézéguet exportent le foot en Inde
D'anciennes gloires du foot européen s'en vont finir leurs carrières en Inde, un pays plus habitué jusqu'ici aux matches de cricket. Une nouvelle ligue a démarré le week-end dernier, avec huit équipes en lice.

 

Vous ne vous souvenez plus du dernier match de l'Inde en coupe du monde de football ? C'est normal : elle n'y a jamais participé. Sa seule qualification pour la compétition remonte à 1950, année où les trois autres postulants asiatiques avaient déclaraient forfaits. Mais même lors de cette édition, les Indiens avaient finalement renoncé à jouer, faute de budget et parce que la FIFA avait refusé leur demande de disputer les rencontres pieds nus.

 

Delhi Dynamos FC vs FC Pune City, mardi soir (0-0) © Eurosport, 2014

 

C'est dire si la mission confiée aujourd'hui aux vétérans du foot européen sera coriace : une dizaine de Français (dont Nicolas Anelka, Robert Pires, David Trézéguet) et quelques voisins (l'Italien Alessandro del Piero par exemple) ont été recrutés pour tenter de passionner les indiens au football. David Trézéguet, qui joue sous les couleurs du FC Pune, près de Bombay, est franchement confiant :

Ils écoutent beaucoup ce qu'on leur dit, c'est essentiel. L'idée, c'est de travailler pendant cinq ans pour faire connaître le championnat et en élever le niveau.


 

De grands groupes industriels et des stars de Bollywood ont investi des fortunes dans les huit clubs de la toute nouvelle ligue indienne. Le championnat va durer deux mois, pour lesquels nos stars européennes vont toucher entre 500.000 et 700.000 euros. Une offre qu'on ne peut pas refuser, comme dirait Vito Corleone. Des dépenses qui surprennent en tribune, où les jeunes supporters les connaissent à peine : "Trézéguet ? Vous savez, moi je suis né en 1996 et vous me parlez d'un champion de 1998 !"

 

 

Le buteur libérateur de la finale de l'Euro 2000 n'a pas beaucoup touché le ballon pendant son premier match indien, mardi 14 octobre. Le ballon a circulé assez peu. Mais certains clubs ont aussi développé des partenariats avec de grandes équipes européennes pour améliorer le niveau des joueurs de la péninsule.

"Les clubs ont des obligations d'avoir des académies", explique Stéphane Audry. "Ce qu'il faut maintenant, c'est qu'elles ne profitent pas qu'aux enfants fortunés. Des Zidane, il y en a mais souvent ils doivent travailler dans le magasin de leurs parents pour faire vivre la famille ou se marier." Un gros travail de création d'infrastructures reste à faire.

 

La PSG Academy recrute, de son côté, dans les faubourgs de Rio de Janeiro. Reportage par ici.

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Reportage et photo de couverture : Sébastien Farcis                        Mise en page : Augustin Arrivé

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