An African City : une autre image de l'Afrique

La Pop au carré Jeudi 16 octobre 2014

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An African City : une autre image de l'Afrique
"An African City" fait partie des vingt-cinq webséries sélectionnées pour la quatrième édition du Marseille Web Fest. Tournée à Accra, au Ghana, la série s'inspire de Sex in the City pour donner une image de la jeunesse africaine bien loin des clichés qui circulent habituellement.

Elles sont cinq, elles sont belles, elles aiment le luxe (un peu), les hommes (beaucoup), et le Ghana, leur pays d'origine. Les jeunes femmes d'An African City sont des "returnees", des membres de la diaspora ghanéenne, qui ont grandi à  l'étranger, et reviennent vivre à Accra, la capitale, pour le travail, la famille, les copines, et, dans le cas de l'héroïne, Nana Yaa, retrouver le Grand amour.

Loin des clichés misérabilistes véhiculés par certains média, la websérie, inspirée de Sex in the City, nous montre le quotidien des jeunes femmes africaines d'aujourd'hui, entre loyers exorbitants, ambitions professionnelles, chagrins d'amour ou questions existentielles (faut-il, ou non, accepter l'argent des "sugar daddies", ces hommes d'âge mûr qui couvrent les jeunes femmes de cadeaux pour s'assurer quelques soirées en tête-à-tête ?). Le tout en dix épisodes d'une quinzaine de minutes chacun.

 

 

La réalisatrice, Nicole Armateifio, a voulu faire de cette série une vitrine de la culture ghanéenne: musique, décors, garde-robe (très fournie) des protagonistes : tout est Made in Ghana. A chaque épisode son titre en B.O, ce qui permet de belles découvertes, telles que Lady Jay, star au Ghana, quasi-inconnue hors du continent africain.

La saison 2 est déjà en préparation : prochains épisodes prévus en décembre. Et, quitte à suivre le modèle de Sex in the City, les productrices aimeraient bien, pourquoi, voir An African City adapté au cinéma.

La série fait partie des 25 sélectionnées pour le Marseille Web Fest 2014.


 

Reportage signé Arianne Griesel.

 



 

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