Alors voilà, j'ai arrêté de fumer

Rien à voir Lundi 06 octobre 2014

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Alors voilà, j'ai arrêté de fumer
Ma vie n'est devenue qu'un long syndrome pré-menstruel entrecoupé de pulsions meurtrières et d'envie de me défenestrer, et ça se voit un peu dans mon historique internet que j'ai d'ailleurs envie de partager avec vous.

Ce matin, si vous le voulez bien, et en même temps, vous n'avez pas le choix, c'est ma chronique, je vais parler de moi. Comme tous franciliens qui ont croisé mon chemin depuis 12 jours, 3 heures, et 52 minutes l'auront constaté, j'ai arrêté de fumer. Ce qui fait que je suis passée par à peu près toute la palette des sentiments, en tout cas, celle qui va de la dépression la plus profonde, à l'envie d'envahir l'Ukraine et d'annexer la Crimée.

Oui, depuis que j'ai arrêter de fumer, j'ai économisé 114 euros, ma peau est plus lisse, mon teint plus frais, j'ai récupéré 82% de ma capacité pulmonaire, mais je suis surtout devenue Vladimir Poutine. C'est à dire que j'ai établi une sorte de baromètre qui me permet d'apprécier chaque chose à sa juste valeur: en gros, si tu n'es pas une cigarette, j'ai envie de t'éclater la gueule.

 

Dans mon historique Internet...

Vous connaissez probablement cette mode qui consiste a publier sur son compte Twitter ou Instagram des citations poétiques et surtout inspirantes, des phrases censées nous aider à affronter la vie avec le sourire et à aller au bout de nos rêves. Exemple: "Un sourire coûte moins cher que l’électricité, mais donne autant de lumière".

Ces phrases sont généralement tweetées par des gens dont L'Alchimiste de Paolo Coelho est le livre de chevet et qui ont déjà acheté au moins un album des Enfoirés chantent Noël...

@unspirational est un compte Instagram qui vient démolir à gros coups de pompes ces citations dégoulinantes. On y trouve les aphorismes les plus déprimants et démotivants du monde. Comme par exemple: " Tu souris peut-être sur tes photos Instagram mais au fond, on sait tous que tu es très triste."

 


Parmi mes trouvailles récentes, j'ai aussi découvert un jeu qualifié de "flippant" par le site Daily Dot, mais que je trouve personnellement assez divertissant: il consiste a répandre une guerre bactériologique.

Ca s'appelle Plague (la peste, en français), et ce jeu permet donc de créer virtuellement un virus mortel, de lui trouver un petit nom (j'ai personnellement et totalement au hasard opté pour Eric Zemmour), de choisir un endroit n'importe ou dans le monde (j'ai choisi Hénin-Beaumont, au pif ), de l'inoculer à un patient zéro (la grande roue du hasard s'est encore arrêtée sur Eric Zemmour) et y a plus qu'a attendre que tout le monde meurt. Ça n'est pas très chrétien comme jeu, mais ça soulage.

Sortir de la dépression en chanson

Et enfin, dans mon historique Internet, il y a toutes les informations relatives à une nouvelle application pour smartphone. Music eScape est une appli qui est censée venir soigner la dépression chez les adolescents. Dans la mesure, ou je suis un peu à fleur de peau en ce momment, je considère que je suis un peu une ado, une ado dont les seins auraient arrêté de pousser et que donc cette appli va pouvoir m'aider à surmonter ce moment difficile.

Je précise également que la depression chez les adolescents, c'est un vrai truc. D'après l'Unicef, près de la moitié des ados français seraient même en état de souffrance. La moitié des ados est également fan de Kev Adams, mais étrangement, personne n'y a vu un lien. Et donc cette application repose sur une logique très simple: les ados sont tristes, les ados adorent la musique, on a qu'a leur mettre de la musique joyeuse comme ça ils seront moins tristes.

Crédit photo: via Sydney Morning Herald

 

En gros, si l'ado est en train de se scarifier en écoutant ceci...

 

... L'application va progressivement l'amener à écouter cela:

 

Et c'est censé le sortir de sa dépression. Si je peux me permettre, j'dis ça, je suis pas spécialiste, j'ai juste arrêter de fumer: lancer une attaque bactériologique sur Kev Adams, ça serait vachement plus efficace.

 


 

 

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