A la recherche de la géolocalisation

L'actualité numérique Lundi 20 janvier 2014

Réécoute
La géoloc revient au Sénat
Quelques semaines après la très controversée loi de programmation militaire, le Sénat examine un texte relatif à la géolocalisation, présenté en urgence par le gouvernement. Encore une raison de s'indigner ?

 

Juste avant les fêtes, le petit monde de l'Internet s'était (beaucoup) inquiété de la loi de programmation militaire, et surtout de son article 13, relatif aux écoutes administratives. Ses détracteurs les plus féroces y voyaient un embryon de surveillance globale à l'américaine, en ce sens que le texte évoquait "une sollicitation du réseau en temps réel".

 

Un mois plus tard, le Sénat va encore avoir du pain sur la planche. A partir de ce lundi, ils étudient un nouveau projet de loi sur la géolocalisation. Et ça n'a rien à voir avec les déboires de Johnny Halliday...

Le contexte est particulier : fin octobre, la cour de cassation a rendu un arrêt interdisant le recours à la géolocalisation dans le cadre d'enquêtes de police. Pour rendre la vue à des parquets rendu momentanément aveugles, le gouvernement a donc concocté un texte en urgence, étudié en procédure d'urgence (c'est à dire qu'il sera examiné une seule fois au Sénat et à l'Assemblée nationale).

 

Rédigé à la hâte, le texte suscite forcément quelques inquiétudes. Du côté de l'ASIC, l'Association des sites internet communautaires (déjà en pointe contre la LPM), on évoque "une surveillance de tous les objets [connectés]", notamment parce que le cadre de la loi irait bien au-delà des simples véhicules ou téléphones portables.

Dans un contexte un chouia paranoïaque où l'on parle de piratage de réfrigérateurs, l'argument pourrait finalement être plus audible que prévu.

 


 

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Crédits photo : Flickr CC Johan Larsson

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