A l'école des start-up du numérique

Pendant ce temps, à Vera Cruz (old) Jeudi 26 septembre 2013

Réécoute
A l'école des start-up du numérique
C'est encore un peu la rentrée des classes ici et là. Par exemple à New York, où l'Enstitute accueille depuis un an les futurs entrepreneurs du numérique. Une formation low-cost, entre stages en entreprise et cours online gratuits d'université.

 

Avec son enregistreur, son micro et son ordinateur, Charlotte Alix est un peu une entreprise numérique à elle tout seule. Son reportage à New York est à écouter en cliquant ci-dessus.

 

Vous avez le bac ? Vous êtes majeur ? Et surtout vous avez un titre de séjour en règle pour les Etats-Unis ? Alors vous pouvez vous inscrire à l'Enstitute, une nouvelle école new-yorkaise destinée à former (et surtout à intégrer dans le monde professionnel) les futurs entrepreneurs du numérique.

 

 

Le slogan de l'établissement : "Learn by doing" (apprendre en agissant), une manière de signifier que le cursus se base très largement sur des stages en entreprise. Shaila Ittycheria et Kane Sharhan, les deux fondateurs, ont actionné leurs réseaux, et plus de quatre-vingt sociétés ont répondu présent pour accueillir des apprentis. Ils apprécient ces nouveaux profils, des jeunes autonomes avec un certain esprit d'initiative. Peu importe, au fond, qu'ils n'aient pas de diplômes post-bac.

 

Mais les stages ne font pas tout. Le programme, en deux ans, est complété par des plages de cours reprenant des leçons gratuites en ligne des plus prestigieuses univesités du pays (le MIT ou Stanford). Là encore, c'est l'esprit do-it-yourself qui prime : il n'y a pas réellement de professeur. Les élèves étudient sur leurs ordis, avec internet. Ca n'a pas l'air de gêner Ben Darr, qui semble ici plutôt épanoui :

 

Ben Darr, l'un des onze apprentis de la première promo de l'Enstitute © Forbes, 2013

 

Il parait que ça marche, sans doute grace à la vie en communauté : ces jeunes quinenveulent dorment sous le même toit, dans la "maison des apprentis", un loft squatté par la dizaine d'étudiants (oui : une dizaine seulement), avec une salle à manger en guise de salle de classe. Le concept pourrait être étendu à d'autres villes. Shaila Ittycheria espère sérieusement atteindre 500.000 apprentis par an.

 

Et parce qu'il y a toujours un Vera Cruz à l'autre bout du monde, retrouvez l'ensemble de nos reportages en cliquant par ici.


 

Commentaires