A l'école des écrivains

le Reportage de la Rédaction Mercredi 23 octobre 2013

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A l'école des écrivains
L’université Paris-VIII propose depuis cette rentrée un Master de création littéraire. Un cursus récent en France, courant dans les pays anglo-saxons. Car bien écrire, ça s'apprend, quitte à désacraliser la figure romantique de l'écrivain.

 

Cécile de Kervasdoué a pris sa plus belle plume pour écrire le reportage à écouter en cliquant ci-dessus.

Une vieille machine à écrire, un appartement mal chauffé et un long processus de création solitaire. Si l'image de l'écrivain moderne est moins bohème, plus mondaine, la figure du solitaire autodidacte est tenace. Écrire ne s'apprend pas, une plume se forge au fil du temps et au gré des échecs.

Amélie Nothomb écrit comme elle respire © Sonuma

Et pourtant écrire, c'est un métier. Les universités anglo-saxonnes proposent des cursus de création littéraire depuis des années, il en existe plus de 800 aux États Unis. En France, la discipline est encore balbutiante. Le master de création littéraire de l'université Paris 8 complète ceux de Toulouse et du Havre, ouverts ces deux dernières années.

Apprendre à écrire des années après le primaire / DR
       

A l'heure de l'auto-édition numérique, qui représente 10% du marché américain (seulement 2% en France) il était temps de repenser la place de la fiction. Le master parisien ne se cantonne pas à la littérature, mais balaye les champs de l'écriture radiophonique, du multimédia, de la poésie...

La vieille Remington est passée de mode / DR

    
Il a fallu deux ans pour élaborer ce cursus, qui accueille 20 étudiants cette année, sur une cinquantaine de postulants. Le master ne se contente pas d'enseigner des techniques et des trucs d'écriture, mais fait la part belle aux rencontres avec des auteurs, entre autres exercices innovants, comme écrire dans une langue inconnue  ou à partir de textes de loi.

Reportage pour le Mouv' signé Cécile de Kervasdoué.

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