"Burning Man": un festival tout feu tout flammes

/ le 05 mars 2014
Burning Man
Burning Man, "l'homme qui brûle". C'est le nom de ce festival réunissant dans le Nevada des dizaines de milliers de personnes depuis presque trente ans. Artistique et utopique, l'évènement réinvente une société dans laquelle le partage serait la principale valeur et où les tabous seraient exclus. Retour sur le bilan de l'édition 2014 qui s'est tenue du 25 août au 1er septembre.

Mise à jour

L'édtion 2014 du festival Burning Man n'aura pas été de tout repos. Le 25 août dernier, des tempêtes massives sévissant dans la région interrompaient la journée d'ouverture de l'évènement.

Trois jours plus tard, le jeudi 28 août, les organisateurs déclaraient le décès d'une festivalière de 29 ans tombée d'un bus...

Mais rien ne semble pouvoir entamer l'enthousiasme des burners car cette année, le rassemblement était tout aussi fou que les précédents. La preuve en images.

 

Crédit vidéo: Lake of Dreams, par roy two thousands

 

 

 

 

 

 

 

Pour en savoir plus: Le Télégramme a réalisé un webdoc, The Burning Man, autour de l'évènement. Sinon, France Culture et France Inter en ont parlé ici et .

 

Burning Man, déjanté et sans limite

Depuis 1986, dans le désert de Black Rock au Nevada, des milliers de personnes se réunissent chaque année durant la dernière semaine d'août pour un événement artistique majeur : le Burning Man. L'un des festivals les plus déjantés de la planète.

 

Burning Man, c'est une ville éphémère sur une mer de sel  balayée par des tempêtes. Sur la plaine s'élèvent d'incroyables structures. Une société utopique qui prônent l'autosuffisance, le partage, la tolérance, la liberté, la pratique du don et l'effort commun.

Des oeuvres artistiques éphémères

 

 

Tous les participants deviennent récépteurs-émetteurs et s'habillent comme ils le souhaitent et n'hésitent pas à exprimer toutes leurs envies. Les burners préparent cet événement pendant toute l'année. Sur place, certains s'attellent à l'édification de différentes oeuvres artistiques comme les "hardcars".

 

 

 

Le Burning Man est parfois défini comme le "moment clé d'une vie". Un excès de liberté, une rencontre de soi qui peut en effrayer plus d'un. L'isolement, la précarité des conditions, le manque de sommeil et parfois la consommation de certaines drogues augmentent cet effet de dépassement de soi et d'affranchissement des limites.

Un festival qui change des vies

En effet, il est dit que ce festival peut changer la vie de ceux qui y assistent. "La claque du burners" est souvent citée pour démontrer la puissance de ce festival et ce fameux "lâcher prise".

Depuis la création du Burning Man, de plus en plus de personnes viennent du monde entier pour vivre une des semaines les plus intenses de leur vie. 68 000 festivaliers l'année dernière où médecins, anciens militaires, journalistes (Antoine de Maximy de J'irai dormir chez vous) viennent profiter d'une expérience unique.

 

Il y a les "virgins" (les petits nouveaux) et les anciens "les burners". Dès l'entrée, les "virgins" doivent se rouler dans la poussière et frapper sur une cloche en criant "je ne serais plus jamais vierge". L'ambiance est tout de suite installée.

"Répondre à un besoin vital"

A l'origine, Burning Man a été créé par un jeune californien, Larry Harvey, qui se retrouvait avec quelques amis pour un feu de joie rituel. La légende dit que, très vite, des individus ont accouru pour y assister. C'est de là qu'est venu le déclic de Larry: créer un festival qui reprendrait le même concept, pour "répondre à un besoin vital".

 

Le 3 mars 2014, Burning Man a annoncé qu'il se transformait en une organisation à but non-lucratif. Le montant relativement élevé des billets entre quelque peu en contradiction avec la philosophie revendiquée de l'évènement. Cette nouvelle forme d'organisation permettra peut-être de faire baisser ces tarifs.

Retrouvez ci-dessous des photos de l'évènement pour en saisir l'atmosphère :

 

 

 

 


 

Retrouvez différents témoignages de ces festivaliers de l'extrême dans l'émission Sur les Docks sur France Culture.

 

 

 

 

/ le 05 mars 2014

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