"X-Men : Apocalyse", la fin du monde attendra [cinéma]

Par Sébastien Sabiron / le 18 mai 2016
"X-Men : Apocalyse", la fin du monde attendra [cinéma]
Le dernier volet de la saga Marvel met les tous jeunes X-Men aux prises avec un antique mutant bien décidé à asservir le monde. Bryan Singer signe un divertissement solide, mais pas assez rugueux pour en devenir excitant.

Vous vous demandiez comment les égyptiens antiques avaient bâti les pyramides ? Ne cherchez plus, c'est sûrement l'oeuvre de Sabah Nur. Connu aussi sous le mignon sobriquet d'Apocalypse, il est considéré comme le "premier mutant". Une quasi-divinité super puissante qui change de corps millénaire après millénaire.

Enfoui sous une pyramide écroulée depuis l'antiquité, Apocalypse se réveille dans les années 80. Et pas du bon pied.

 

 

Après une première trilogie centrée sur des X-Men adultes au début des années 2000, ce troisième volet de la deuxième trilogie continue d'explorer la jeunesse des super-héros. Il introduit de nouveaux mutants (Angel, Jean Grey, Tornade, Cyclope...) de jeunes ados un peu paumés qui ont encore du mal à maîtriser leurs pouvoirs.

 

 

Ce nouveau casting apporte un peu de sang neuf à la photo de famille et les jeunes comédiens se démarquent sans mal des premiers X-Men. Malgré tout, le casting est diversement exploité et certains personnages passent totalement à la trappe. Dans le comic, Angel est un fils d'aristocrates new-yorkais un brin arrogant. Ici, il devient un ado est-allemand torturé qui boit de la bière en écoutant du metal. Soit.

 

Sophie Turner, passée de Sansa Stark à Jean Grey / "X-Men Apocalypse" © 20th Century Fox, 2016

 

Bryan Singer semble toujours aussi fan de ses X-Men et leur offre un parfait écrin en terme de réalisation. Le film alterne sans temps morts entre morceaux de bravoure et séquences plus intimes. Malheureusement l'ensemble manque cruellement de relief. 

Les deux précédentes adaptations avaient sû exploiter l'une des plus-values majeures de la saga X-Men : son angrage dans un contexte historique et politique. Le Commencement évoquait la crise des missile dans les années 60. Days of Future Past avait la guerre du Viêt Nam pour toile de fond. Dans Apocalypse, les années 80 ne sont qu'un décor, les mutants se contentent de se chamailler contre un gros méchant monolithique aux motivations un peu floues. Dommage. 

 

Bon sinon, dans les comics, Apocalypse, il ressemble plutôt à ça © Marvel Comics, 1986

 

Si les néophytes auront sans doute l'impression d'avoir raté quelques épisodes, cet Apocalypse se laisse apprécier comme un bon divertissement pop-corn. Les fans regretteront quelques incohérences temporelles et quelques personnages sous-exploités. 

> X-Men Apocalypse, de Bryan Singer. Avec James McAvoy, Michael Fassbender, Jennifer Lawrence, Oscar Isaac. 20th Century Fox. Au cinéma le 18 mai.

 


 

Images d'illustration : © 20th Century Fox

 

Par Sébastien Sabiron / le 18 mai 2016

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