Wanderers, un magnifique court-métrage sur l'espace

Par Erika / le 01 décembre 2014
Wanderers, un magnifique court-métrage sur l'espace
Une vidéo à la fois onirique et impressionnante de réalisme sur le futur de l'Humanité dans l'espace. A voir absolument.

 

Le réalisateur Erik Wernquist nous livre une vidéo à couper le souffle, à mi-chemin entre le film et le documentaire, sur l'exploration de l'espace telle qu'elle pourrait être dans un futur proche.

Il y expose une vision de l'expansion de l'Humanité dans le système solaire, fondée sur des idées et concepts scientifiques.

 

Les paysages représentés dans cette vidéo sont en effet des reconstitutions numériques de lieux et planètes existants du système solaire, effectuées à partir de photos et données de la NASA.

 

Iapetus, lune de Saturne

Wernquist nous propose un court-métrage très simple, sans intrigue, mais surtout des images qui restent gravées sur nos rétines et une poésie contemplative, en hommage à la beauté de l'espace.

Un parti-pris assumé que le réalisateur explique :

Sans scénario apparent autre que celui de notre propre interprétation à son visionnage, l'idée essentielle du film est de nous donner un aperçu de la nature, à la fois belle et fantastique, qui nous entoure dans ces mondes voisins, et comment elle nous apparaîtrait si nous y étions.


 

Miranda, lune d'Uranus

Plus que de conquête, l'on y parle de voyage comme nous le suggère le titre : Wanderers, soit "vagabonds", clin d'oeil étymologique à son origine grecque signifiant "planète".

Anneaux de Saturne

Dans ce court-métrage à la fois réaliste et onirique, on retrouve à la narration Carl Sagan, grand scientifique et vulgarisateur des questions scientifiques liées à l'espace, qui lit un passage de son livre Un point bleu pâle : Une vision du futur de l'Humanité dans l'espace:

Avec tous ses avantages matériels, la sédentarité a fait de nous des êtres anxieux, insatisfaits. Après 400 générations dans les villes et les villages, nous n'avons pas oublié. La route nous appelle toujours, telle une comptine oubliée de notre enfance. Nous explorons ces terres lointaines avec un certain romantisme. Cet appel, je suppose, s'est forgé méticuleusement par la sélection naturelle comme élément essentiel à notre survie.

De longs étés, des hivers doux, des récoltes et gibiers en abondance - rien de tout cela ne dure éternellement.

Prédire l'avenir dépasse nos capacités. Les catastrophes ont ce pouvoir de nous surprendre, furtivement. Votre vie, celle de votre groupe, de votre espèce, pourrait être dûe à une minorité sans repos - happée par une soif qu'elle peut à peine comprendre ou même concevoir, vers des terres inconnues, des mondes nouveaux.

Herman Melleville, dans Moby Dick, parlait au nom de ces nomades de toutes époques et méridiens : "Je suis démangé par cette attirance inconditionnelle des lieux perdus. J'aime naviguer sur les mers interdites..."

Peut être est-il un peu tôt. Peut-être que le moment n'est pas encore arrivé. Mais ces autres mondes - aux promesses d'opportunités encore inconnues- nous font signe.

Silencieusement, ils gravitent autour du soleil. Ils attendent.


 

 

Par Erika / le 01 décembre 2014

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