Voyage dans le temps au fond de ton jardin

Par Augustin Arrivé / le 30 avril 2015
Voyage dans le temps au fond de ton jardin
Etes-vous sûr de ce qui se cache derrière chez vous ? En adaptant un classique de la littérature britannique pour enfants, Edith livre une BD pleine de poésie et de fantastique sur la condition éphémère de notre passage sur Terre.

Tom est un garçon de la bourgeoisie anglaise. Son frère a la rougeole, alors le petit Tom est envoyé tout l'été chez son oncle et sa tante. A l'étage vit une vieille dame mystérieuse, qui bichonne une vieille horloge. Lorsque celle-ci sonne treize coups, une porte spatiotemporelle s'ouvre, et l'enfant découvre un immense jardin de l'Angleterre victorienne. Il y rencontre d'autres enfants. Personne ne semble le remarquer, à l'exception d'une jeune fille prénommée Hatty.

Vous ne connaissez peut-être pas Tom et le jardin de minuit, roman culte de Philippa Pearce. Depuis sa publication à la fin des années 50, le livre, récompensé par la médaille Carnegie du meilleur ouvrage jeunesse, a été adapté à la télévisionau cinéma, au théâtre. Toujours au Royaume Uni. Un peu moins connue en France, cette histoire est aujourd'hui revue et magnifiée par l'artiste Edith, prix du meilleur album à Angoulême en 1993.


Extrait de "Le jardin de minuit", par Edith © Soleil, Noctambule, 2015


La collection Noctambule, des éditions Soleil, s'y prêtait bien. Pour moderniser la trame, Edith a épuré les références religieuses de la version originale, remanié les dialogues. Tom n'est pas devenu un môme de 2015 (il continue d'écrire des lettres à son frère, sans lui envoyer de textos), mais il parle comme nous parlerions, et il nous rappelle l'enfant que nous étions. Le roman pour enfants est devenue une BD tout public qui séduira aussi les grands.

 

Extrait de "Le jardin de minuit", par Edith © Soleil, Noctambule, 2015


Cette réussite vient peut-être de la rencontre entre Philippa Pearce et Edith. Deux nationalités, deux générations, deux disciplines artistiques, deux personnalités. La première a ouvert ses portes à la deuxième. C'était en août 2000 (l'écrivaine mourra six ans plus tard) et l'auteur en garde ce souvenir : le "sentiment béat d'entrer dans une fiction". Un "rêve éveillé" qu'elle a su joliment retranscrire ici : les belles couleurs d'un jardin fantasmé, et les dessins expressifs d'un conte d'enfants.


Extrait de "Le jardin de minuit", par Edith © Soleil, Noctambule, 2015

 


 

Toute l'actu de la bande dessinée sur Mouv', c'est par ici.

Illustration de couverture : Le jardin de minuit, d'Edith © Soleil, Noctambule, 2015

 

Par Augustin Arrivé / le 30 avril 2015

Commentaires