Varg Vikernes veut sa revanche

/ le 09 août 2013
Varg Vikernes veut sa revanche
Le norvégien d'extrême droite arrêté puis libéré en juillet dans le cadre d'une procédure antiterroriste, ne compte pas en rester là. Il lance une souscription sur son blog afin de poursuivre les autorités françaises.

 

Le loup norvégien montre les dents. Le 16 juillet dernier, Kristian "Varg" Vikernes et son épouse française étaient interpellés dans leur ferme corrézienne, puis placés en garde-à-vue. Selon le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, le leader du projet black metal Burzum était "susceptible de préparer un acte terroriste d'envergure."

Qui est Varg Vikernes ? Retrouvez ici le dossier que le Mouv' lui avait consacré au mois de juillet.

Varg Vikernes © 2008 Ingun Mæhlum

Après 48 heures de garde-à-vue, Vikernes était relaché, son audition n'ayant mis en évidence aucun projet terroriste. Il sera cependant poursuivi devant le tribunal correctionnel de Paris pour ses écrits relevant de l'incitation à la haine raciale. 

Sur son blog Thuleanperspective, Vikernes raconte les conditions de son interpellation par les policiers de Brive-la-Gaillarde.

 Ils ont défoncé notre porte, traumatisé nos enfants, jeté mon épouse enceinte et moi-même dans des cellules et nous ont gardés pendant deux-trois jours en confiant nos enfants terrifiés à leurs grand-parents [...] Tout cela sans la moindre raison valable.


 

Varg Vikernes raconte aussi que la police a saisi "des clés USB et des disques durs [et confisqué] toutes les armes à feu, munitions et sabres décoratifs"  se trouvant dans la maison, ainsi que "toutes sortes d'objets, dont la plupart à forte valeur sentimentale".

Lors de son procès pour meurtre en Norvège (1994)

 

Varg reconnaît avoir un casier judiciaire chargé en Norvège (notamment pour le meurtre d'un guitariste de metal en 1993) mais assure ne rien avoir fait de répréhensible en France. Déterminé à poursuivre les autorités en justice, il en appelle au soutien de ses lecteurs. "La prochaine fois, ça peut être votre tour", écrit-il, s'offrant au passage une saillie antisémite :

Ils s'en prennent ces jours-ci aux paganistes nationalistes et je doute qu'ils s'en prennent un jour aux juifs [...] Je vous demande à tous de nous aider à lutter pour nos droits et notre liberté, pour les droits et la liberté des autres aussi. Avant qu'il ne soit trop tard.


 

Suivez Sébastien Sabiron sur Twitter : (@sebsabiron

/ le 09 août 2013

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