Un gamer décroche un visa d'athlète pour les Etats-Unis

Par Augustin Arrivé / le 14 août 2013
Un gamer décroche un visa d'athlète pour les USA
Pour la première fois, un champion de jeux vidéo vient d'obtenir le droit de s'installer aux Etats-Unis pour exercer sa passion. Les services d'immigration le considèrent comme un athlète de haut-niveau.

 

Jonathan Landais, aka le Crash Bandicoot de la rédac' du Mouv', nous explique tout :

 

Il faut vivre avec son temps. Au siècle dernier, il y avait des clubs de bridge. On se réunissait, on se servait des pastis et on tapait le carton pendant des heures. "Tu me fends le coeur." Aujourd'hui, on s'inscrit à des clubs de League of Legends, le jeu en ligne le plus populaire du monde. 32 millions de participants par mois, 1,3 milliard d'heures de connexion en un an... Et un tournoi annuel, avec un million de dollars à la clé.

 

La Team Coast de League of Legends, avec Danny Le au centre © Los Angeles Times

 

Dans cette évolution de la série Warcraft, deux équipes de cinq s'affrontent dans une arène, par le biais de sortilèges lancés par des invocateurs. Il s'agit de détruire les tourelles de l'équipe ennemie pour s'emparer de son bâtiment principal, le nexus. Le tout, évidemment, en protégeant son propre camp.

 

A ce jeu-là, Danny Le est l'un des meilleurs au monde. Un Roger Federer du clavier. A 20ans, le Canadien vient d'obtenir un visa P-1A. Le sésame permet de venir travailler sur le sol américain. Il est réservé aux athlètes de haut-niveau. Et effectivement, on peut considérer que ce garçon correspond aux critères.

 

Sous le pseudo de Shiphtur, il appartient à une équipe (Team Coast), sponsorisée par une grande marque (Corsair) ce qui lui permet de gagner sa vie confortablement. Et surtout, il fait preuve de qualités physiques hors du commun (réflexes, endurance, agilité). Le portrait pourrait correspondre à Zlatan aussi bien qu'à Sebastien Loeb.

 

Conférence de presse de Shiphtur au dernier "NA Spring Split" de League of Legends © Machinima VS

 

Sa nationalité canadienne l'empêchait jusque là de s'entraîner au quotidien avec ses coéquipiers ricains. Ils ont terminé deuxièmes lors du dernier tournoi de printemps nord-américain. Imaginez leur palmarès s'ils pouvaient être réunis toute l'année. C'est ce qu'ils ont fait comprendre aux services d'immigration. Shiphtur est le premier à passer ainsi la frontière, mais certainement pas le dernier.

 

Par Augustin Arrivé / le 14 août 2013

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