TUNIS #1, dans la tête des cyber-activistes tunisiens

Par Gaële Joly / le 26 mars 2013
TUNIS #1, dans la tête des cyber-activistes tunisiens
Le 12ème Forum social mondial ouvre ses portes aujourd’hui à Tunis sous le signe du printemps arabe. Qu’en pensent les cyber-activistes, ceux qui ont fait la révolution ? Gaele Joly de la rédaction du Mouv les a rencontrés à Tunis.

 

 

Dignité, c'est le mot d'ordre de ce 12ème Forum social mondial (FSM), où 70 000 personnes sont attendues.

La grande marche d’ouverture partira ce mardi à 16h de la place du 14 janvier 2011, direction la coupole d’El Menzha. C’est la première fois que le FSM est organisé dans un pays arabe. Tunis, berceau de la révolution, accueille aujourd’hui les altermondialistes du monde entier. Une fierté pour ceux qui ont renversé Ben Ali.

Reportage auprès des cyber-activistes de Gaële Joly.   

 

 

Le regard des bloggueurs sur la Tunisie

Apprendre la démocratie : « c’est comme passer un examen tous les jours, voilà ce qu’on vit en ce moment »

Nidal Garyani, alias Erevolution, caricaturiste et cyber-activiste. Il s’est réveillé de son coma le 14 janvier 2011. « Avant tout ce que j’avais à faire, c’est de me laver le visage le matin, aller au boulot et rentrer le soir dormir ». Depuis il dessine sur Internet, il pointe du doigt les absurdités du pouvoir pour éveiller les consciences, et pour ne pas « se faire voler sa révolution ».

 

Les dessins de Erevolution à retrouver sur Yakayaka 

« Je ne crois plus à la révolution depuis l’assassinat de Chokri Belaïd »

Extrêmement virulent à l’égard du parti au pouvoir Ennahda, Khalil Béhi, étudiant en médecine, et auteur de plusieurs blogs dont Boukornine a du mal à croire en la révolution depuis l’assassinat de l’opposant démocrate Chokri Belaïd. Ses publications lui valent d’être suivi. Il a même reçu des menaces de mort. « Je suis prêt à me sacrifier, pour les générations futures ».

 

 

Azyz Amami, le Kerouac Tunisien

Il se balade a travers le pays, sac au dos, à la rencontre des jeunes, pour poursuivre l’œuvre de la révolution.  Difficile à approcher, caractère sauvage, Azyz Amami, c'est un peu le Jack Kerouac tunisien.

Figure du cyber-activisme, homme de terrain, il s'est retrouvé en prison, sous Ben Ali.

Il revient d'une tournée de deux mois, dans le sud de la Tunisie.

 

 

Rappeur en colère

Les rappeurs tunisiens dénoncent un retour en arrière. En ligne de mire, Ennahda, le parti au pouvoir. Deux artistes viennent d’ailleurs d’être condamnés à deux ans de prison pour calomnies envers les policiers. Phenix, 26 ans, célébrité de la scène rap a lui aussi fait une tour derrière les barreaux. 

 

 

 

 

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Par Gaële Joly / le 26 mars 2013

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