Trois ans de prison requis contre Lacrim

Par François Germa / le 18 mars 2015
Trois ans de prison requis contre Lacrim
Mardi 17 mars, le rappeur originaire du Val-de-Marne ne s'est pas présenté à son audience pour détention et transport d'armes. Ses empreintes avaient été relevées sur une kalachnikov.

C'est pour une affaire bien plus vaste que son cas personnel que Lacrim était attendu au tribunal correctionnel de Marseille.

Depuis lundi 16 mars la justice se penche sur le dossier d'un laboratoire de cocaïne clandestin découvert en 2013 dans la cité phocéenne.

A l'époque les enquêteurs tombent notamment sur deux kilos de cocaïne, 128 kilos de produit de coupe ainsi que cinq fusils d'assaut et deux fusils à pompe. C'est l'une de ces armes qui portait les empreintes du rappeur. Cependant, mis à part ces empreintes, aucun lien n'a pu être établi entre Lacrim et les neuf autres prévenus de cette affaire.

Comment les empreintes du rappeur se sont retrouvées sur cette arme ? Lacrim explique que pour les besoins d'un clip tourné à Marseille il souhaitait se procurer une kalachnikov factice, mais finalement il aurait eu moins de difficultés à en trouver une vraie. C'est ce qu'affirme le journaliste du quotidien La Marseillaise, David Coquille.

Un mandat d'arrêt a été ordonné à l'encontre de Lacrim, de son vrai nom Karim Zenoud.

Ce n'est pas la première fois qu'il est confronté à la justice, il avait déjà écopé d'une peine carcérale en 2012 pour une affaire de vol à main armée. Parmi les autres prévenus, des Marseillais et des Corses. Jusqu'à dix ans de prison ont été requis contre l'un d'entre eux, Sabri Chorfia, soupçonné d'être un baron de la drogue.

 

Un extrait de l'album de Lacrim, Corleone, sorti en septembre 2014, certifié disque d'or:

 

 

 


Photo: page Facebook de Lacrim

 

 

Par François Germa / le 18 mars 2015

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