Transmusicales : les rois de Rennes

Par Augustin Arrivé / le 07 décembre 2013
Transmusicales : les rois de Rennes
35e édition du festival défricheur rennais. Le Mouv' est évidemment de la fête. Stromae en tête d'affiche, London Grammar comme garde rapprochée, et des dizaines de talents qui n'attendent que vos oreilles pour éclore.

 

Vivez les Transmusicales 2013 sur le Mouv' avec une programmation exceptionnelle et des concerts retransmis en direct tout au long du week-end. Cliquez ici.

 

Samedi 7 décembre : Rhume, Luz, Dakhabrakha, Peter Von Poehl et l'expo Trans Vinyle Express

 

Le journal des Trans, épisode 3, c'est signé Corinne Pélissier, avec la participation d'Augustin Arrivé, et c'est à retrouver ci-dessous :

 

Certes, nous sommes le 7 décembre. A 17h30, sur le parvis de L'Etage, il fait déjà presque nuit, on va encore passer la soirée dans les hangars du Parc Expo, et Météo France annonce des brouillards givrants et un thermomètre à -1°C sur l'Ille-et-Vilaine. Certes. Mais ça ne nous dérange pas, honnêtement, de nous choper un coup de Rhume. D'autant que ces deux copains, lancés par le succès de Fauve (même s'ils n'en revendiquent pas la filiation), ont de fortes chances d'aller loin.

 

Achtung ! La cymbale de Rhume va s'en prendre une bonne ! © Augustin Arrivé

 

Les textes, scandés (parfois criés) sur un flow électrique, sont d'une noirceur de jais. Pollution aux hydrocarbures ("ils creusent plus fort jusqu'à déterrer les morts"), malaise des quartiers ("CRS, jeunes de banlieue, même coupe de cheveux") ou mortalité automobile ("sur le bord de la route, les arbres sont pleins de sang"), le duo n'est pas là pour vous faire plaisir. Les Rhume vont vous secouer. "Espèces de Mireille Mathieu de maintenant", jettent-ils, sur BBF Expulsés, à la tête de la nouvelle chanson française.

 

Un Laurent + un Mathieu = un Rhume en interview sur Le Mouv' © Augustin Arrivé

 

Si vous n'étiez pas à Rennes aujourd'hui, c'est bien dommage : leurs concerts ne sont pas si fréquents. Pas facile d'organiser les emplois du temps quand l'un vit en Corrèze et l'autre en Saône-et-Loire. Maxime et Laurent ont réalisé leur premier album via internet, en s'envoyant leurs travaux respectifs, le soir, en sortant du boulot. Ca a pris des années, forcément. Mais pour boucler la boucle, ils proposent aujourd'hui le résultat gratuitement sur la toile. Cliquez ici.

 

Il paraît que la presse est en crise. En tout cas, Luz, signature majeure (et vaccinée) de Charlie Hebdo, ne rameute pas la foule des grands jours pour son DJ-set dans le hall-3. Le dessinateur à moustache n'en est pas à son coup d'essai musical : il anime régulièrement les soirées des grands clubs parisiens (vérifiez la prog' de l'Elysée Montmartre). Et au fond, il prend la situation avec le sourire.

 

Luz et la foule en délire, au premier rang seulement © Augustin Arrivé, Le Mouv'

 

Alors que les premiers spectateurs incite les autres à s'avancer dans la fosse, lui se met à discuter le bout de gras avec ses vis-à-vis, apparemment ravis de la rencontre. Subitement, il lève un doigt vers le ciel et imite la choriste criant sur sa platine. Les gens se marrent franchement. Bonne ambiance malgré l'air frisquet.

 

Le vent souffle du grand ouest © Augustin Arrivé, Le Mouv'

 

Bon, bah, sinon, vous pouvez toujours acheter J'aime vraiment pas la chanson française, le livre qu'il vient de signer avec Philippe Katerine, même que c'est super drôle. Et puis il y a toujours Charlie, trois euros, avec Miss France en couverture cette semaine. Tiens mais au fait, bougre de diable, ça donne quoi Miss France ? C'est pile en ce moment !

 

Entre le rock et l'électro, pourquoi n'y aurait-il pas une place de la musique traditionnelle ukrainienne ? Les Trans en ont fait le pari, en programmant ce samedi Dakhabrakha. Originaires de Kiev, formé au Centre d'Art Contemporain de cette capitale, ils se produisent en chapeau velu et tuniques séculaires. Les plus attentifs les ont croisé cet été en France sur l'île normande de Tatihou. Mais leurs chants résonnent plus fort ce soir, à la veille d'une manifestation d'envergure dans leur pays natal.

 

Portrait des Dakhabrakha par la plus ukrainianophone des journalistes du Mouv', notre Corinne Pélissier. Cliquez ci-dessous :

Les Dakhabrakha, menés par Marko Halanevych, à gauche © Augustin Arrivé (cliquez sur le player)

 

Si leurs textes ne sont pas le moins du monde engagés politiquement, ça n'empêche pas Marko Halanevych, le chanteur, de militer pour l'entrée dans l'Union Européenne et contre la politique autoritaire du gouvernement en place. "Nous voulons devenir des citoyens européens, pas revenir à l'Union Soviétique. Nous ne savons pas ce que nous allons trouver en rentrant : la situation change tous les jours."

 

 

Puisque leur musique n'exprime pas cette colère, ils ont tout misé sur la scénographie. Aux Trans, ils ont choisi de projeter derrière eux, des portraits de révolutionnaires et des drapeaux européens. On ne sait pas si le public était très réceptif au message politique, mais il a virevolté aux musiques sautillantes et s'est laissé glisser sur les mélodies planantes. Des incantations chamanes adressées au ciel breton. Incantations efficaces, puisque le hall-4, vide un peu plus tôt, s'est rempli en un clin d'oeil. Comme les rues ukrainiennes de ce dimanche ?

 

C'est déjà le dernier soir pour profiter des Bars en Trans. Planning chargé et alcoolémie qui risque de l'être aussi avec treize établissements dans la ville pour accueillir du bon son. Le Suédois Peter Von Poehl en vedette feutrée au 1988 Live Club, et toute une palanquée de musicos géniaux, de la pop toulousaine cristalline des Cats on Trees, sur la Place, à la folk belge (sans flûte) de Paon, au Dejazey, en passant par l'étonnant crooner indien septuagénaire Slow Joe. Je vous ressers un godet ?

 

Résumé de la soirée de vendredi aux Bars en Trans-2013 © Bars en Trans

 

Mais vous vous doutez bien que la vie des bars rennais ne s'arrêtera pas ce dimanche. D'abord parce que ces établissements accueillent des concerts toute l'année (et sont d'ailleurs souvent prescripteurs auprès des programmateurs du festival), et ensuite parce que l'épilogue des Bars en Trans se déroulera sous la neige de janvier : on découvrira alors les sessions acoustiques filmées par LABO, le laboratoire de curiosités. Ca rappellera des souvenirs à notre Thomas Rozec, du Mouv', filmé l'an dernier.

 

Teaser des sessions acoustiques LABO aux Bars en Trans 2013 © Bars en Trans

 

Ce dimanche, avant de plier bagages, on vous conseille de faire un dernier tour au Liberté, dans le centre de Rennes. La discothèque de RadioFrance vous a concocté là-bas une expo pour les Trans-addicts. Trans Vinyle Express jette un coup d'oeil dans le rétro, après 35 ans de festival. Sur des murs de vinyles, vous retrouverez les artistes révélés ici à Rennes, ou bien qui ont marqué de leur présence l'histoire de l'événement. A côté des pochettes d'albums, des jukebox, idéal pour mettre les plus jeunes au parfum. Yaelle tâtonne un peu :

 

Les jukebox mystère de Trans Vinyle Express, au Liberté © Corinne Pélissier (cliquez sur le player)

 

Christian Charles, le commissaire d'expo, sert de guide aux visiteurs. Il a classé les artistes par genre, par période, et en bonus, il nous offre quelques archives extirpées de la collec' perso de Jean-Louis Brossard, le patron des Trans. Christian Charles répond, ci-dessous, à Corinne Pélissier :

 

Aperçu non-exhaustif de la collection géante de la discothèque Radio France © Corinne Pélissier

 

Et cette expo se décline en jeu, ici-même, sur lemouv.fr. Les Transmusicales sont presque terminées, mais il n'est peut-être pas trop tard pour participer à ce concours. La compil' des Trans est à gagner, à condition de retrouver les artistes qui se cachent derrière quelques pochettes de vinyles.

 

Vendredi 6 décembre : Stromae, Nova Heart, Mikhael Paskalev, Oum Shatt, Mozes & the Firstborn.

 

Le journal des Trans, épisode 2, c'est signé Corinne Pélissier, avec la participation d'Augustin Arrivé, et c'est à retrouver ci-dessous :

 

"Mon manager m'a proposé d'engager un coiffeur à domicile, par commodité. Mais moi je veux continuer à me faire couper les cheveux chez mon coiffeur de Bruxelles, peu importe s'il faut signer quelques autographes." Stromae est une vedette. Aucun doute. Quelle ascension fulgurante ! Tête d'affiche des Trans-2013, il oblige les vigiles du Hall-9 à refouler du monde. Tous veulent voir l'enfant prodige.

 

 

Enfant, Paul Van Haver (de son vrai nom) ne l'est plus tellement, mais il le reste dans le coeur du festival, qui l'a vu grandir. C'est ici, à Rennes, en résidence, qu'il avait conçu son premier spectacle. C'était en 2010 et nous vous l'avions fait découvrir sur Le Mouv' (session de rattrapage en cliquant ici).

 

Trois ans plus tard, celui qui trustera certainement les prochaines Victoires assure le show comme un beau diable. Il entre en scène sur fond de film d'animation, joue avec ses costumes ("mate une dernière fois mon derrière", sur Tous les mêmes), se faufile vers le théâtre (assis à un pupitre d'écolier sur Bâtard) et chante à la perfection (il fallait voir la salle reprendre avec lui Formidable). Stromae sait tout faire. Live-report de Corinne Pélissier en cliquant ci-dessous :

 

Stromae, l'homme qui transforme les journalistes en chasseurs d'autographes © Augustin Arrivé

 

En conférence de presse, il a attiré jusqu'en Bretagne des journalistes du Liban ou d'Espagne. Il espère que cette surmédiatisation ne lui fera rien perdre de son authenticité. "Je sais qu'il y a un risque de se faire récupérer par les lois du marketing." Pour l'instant, il mène sa barque. Et elle parait insubmersible.

 

Les Transmusicales sont aussi un rendez-vous de voyageurs. Avant de découvrir ce samedi les Ukrainiens de Dakhabrakha et les Brésiliens de Gang Do Electro, on est allé faire un tour par la Chine aujourd'hui. C'est de cet orient que viennent les Nova Heart. Et ne leur parlez pas de censure. Le rock a sa place à Pékin. Il suffit de tricher un peu avec les autorités :

 

Nova Heart, rouge comme la Chine © Augustin Arrivé, Le Mouv'. Cliquez sur le player ci-dessus.

 

Quatuor électro aux vocalises Blondie, ils ont joué partout, du Sénégal à la Californie. "La musique n'est pas un langage universel", raconte Helen Feng, la chanteuse. "Chaque coin du monde a ses codes musicaux. En Chine, on ne connaît pas la gamme euopéenne, do ré mi fa sol... La musique traditionnelle chinoise est basée sur un système pentatonique, et le public n'adhérait pas spontanément aux mélodies occidentales. C'est internet qui a tout changé. Aujourd'hui, tout se mélange, et les sons aussi."

 

Les quatre camarades de la bande Nova Heart © Augustin Arrivé, Le Mouv'

 

Dans le Hall-3, c'était la Norvège qui nous tendait les bras. La Norvège avec un chapeau. Et un faux air de Joaquin Phoenix. C'est le seul faux air que l'on pouvait trouver au concert de Mikhael Paskalev, qui pour le reste jouait sans l'ombre d'une fausse note. Célébrissime dans son pays, nous gagnerions à mieux le connaître. C'est la deuxième fois seulement qu'il joue en France. D'autres dates suivront.

 

Mikhael Paskalev : retenez ce nom, et si possible l'orthographe de ce prénom © Augustin Arrivé, Le Mouv'

 

Ce vendredi soir il jouait en même temps que Stromae, pari difficile. Mais il assure que ça ne l'a pas dérangé. "Ceux qui m'aiment étaient là pour moi. Et puis on est bien ici : il y a de la bière." Le bonheur tient à peu de chose. Quand on lui suggère d'accomoder sa boisson avec une galette-saucisse, il nous répond qu'il ajouterait bien de la crème glacée au coeur de la crèpe. Tout compte fait, pas sûr qu'on puisse lui faire confiance ?

 

Mikhael Paskalev à deux pas du studio du Laura Leishman Project © Augustin Arrivé, Le Mouv'

 

Et pour une écoute moins calorique, on vous conseille la critique de Cyril Sauvageot, notre rédac'chef et chroniqueur es-Main dans le bac. Cliquez ici !

 

Cette année, les Transmusicales ont innové. "Comme tous les ans", diront les inconditionnels. Soit. Quoi qu'il en soit, cette année, pour la première fois, Jean-Louis Brossard et sa bande ont décidé de programmer également des concerts l'après-midi, pour les enfants. Ce qui donne des résultats étonnants, et pourquoi pas les Allemands d'Oum Shatt à l'Ubu ? Live-report de Corinne Pélissier en cliquant ci-dessous :

 

Jonas Poppe, des Oum Shatt, chante pour petits et grands © Augustin Arrivé, Le Mouv'

 

Et sinon, pour les grands et les grands (mais les petits sont les bienvenus), il y a Mozes and the Firstborn. Ceux-là nous viennent des Pays-Bas. Puisque je vous dis qu'on voyage. Des Pays-Bas qu'ils élèvent bien haut, avec leur vivifiant rock à tendance garage. Si on avouait à Ernst-Jan, le chanteur-guitariste, qu'il a la voix d'un Gallagher, comment réagirait-il ? Il nous ferait peut-être les gros yeux.

 

"S'il vous plait, Corto Blommaert et Ernst-Jan Van Doorn, faites-nous une scary face..." © Augustin Arrivé, Le Mouv'

 

Il y a un peu de Oasis là-dedans, mais qu'importe les ressemblances, au diable les influences, j'en suis fort aise. Dansons maintenant. Ils savent y faire, les chevelus ! Et ce soir, ils se mettent tout le public breton dans la poche en balançant un "irmat" dégoupillé entre deux chansons ! Encore plus efficace qu'un babil français.

 

Le Hall-3 plein à craquer malgré l'heure tardive © Augustin Arrivé, Le Mouv'

 

Jeudi 5 décembre : Clyde P, Surfing Leon's, We Are Match, Mother of Two, London Grammar, Har Mar Superstar.

 

Le journal des Trans, épisode 1, c'est signé Corinne Pélissier, avec la participation d'Augustin Arrivé, et c'est à retrouver ci-dessous :


Souviens-toi, c'était un jeudi. On apprendrait, dans la soirée, la mort de Nelson Mandela. Ca nous rappellerait plein de souvenirs des Trans. Spoek Mathambo en 2011, Tumi and the Volume en 2005... Avant la nouvelle, nous avions eu le temps de faire la fête, beaucoup, et de boire, un peu beaucoup aussi. Ca avait commencé dès le train qui nous menait à Rennes.

 

La SNCF avait affrêté une rame spécialement pour l'occasion. Dans le wagon-bar, un DJ-set surprenant le voyageur innocent venu quémander son expresso règlementaire. Deux artistes aux platines, l'un après l'autre. D'abord Clyde P., diesel planant qui finit par chauffer l'ambiance et remplir plus que de raison l'étroite voiture ferrée. Le chroniqueur people retiendra qu'il s'agit du rejeton de Rachid Taha.

 

Surfing Leon's à gauche, Clyde P. à droite, et entre les deux : un café hors de prix © Augustin Arrivé

 

Puis Surfing Leon's, Belge de son état, Mathieu Fonsny à l'état civil, plus sautillant peut-être que son prédecesseur, et dont le pull nous souhaite le courage que ses enceintes nous donnent instantanément. Le TGV n'a jamais été aussi rapide. Rennes, terminus Rennes, assurez-vous de n'avoir rien oublié dans le train. On s'en assure : non, rien.

 

Avant d'entrer en Trans, testons les Bars en Trans. Reportage d'Augustin Arrivé ci-dessous :

 

Direction la rue de la soif, et tant pis s'il est encore tôt. Les We Are Match font leurs balances au Bar'Hic. On sait que la soirée, ici, se passera sans hic. Les cinq parisiens, anciens amis d'enfance, mènent leur danse à merveille. Une danse percutante, entre synthé tubulaire et batterie brute. Il y a du the XX dans leur abécédaire. Trois heures plus tard, quand le concert commence, le troquet affiche complet.

 

 

"C'est l'hiver. Les gens ont besoin de se réchauffer", avait prédit Gwenael. Bonne pioche. Leur son est un petit radiateur, électrique ça va de soi. "Un pot pourri d'influences". D'où le nom, We Are Match, "nous sommes une rencontre" en français. Ca donne envie de se remater leur Mouv'session du mois dernier, dans Rodéo.

 


We are Match - Float On (reprise de Modest... par LeMouv

 

We Are Match, c'était le concert d'ouverture des Bars en Trans, le festival off rennais. Philippe Le Breton, le programmateur, nous a conseillé d'opter pour des soft-drinks au comptoir si l'on voulait en réchapper vivants. Parce qu'en entrant dans l'un des établissements participants, il faut savoir qu'on n'aura aucune envie d'en sortir avant la fermeture. Ca se confirme avec le show des Mother of Two.

 

Comme leur nom ne l'indique pas, ils sont trois. Parisiens eux aussi, mais habitués de l'endroit. Julien Gaulier, le chanteur et guitariste, et déjà venu aux Bars en Trans deux fois, avec ses deux précédentes formations. Mais si vous le connaissez : c'est le chanteur des Hey Hey My My. "On fait du rock, on ne va pas le cacher." Dont acte : à l'étage du Sympatic Bar, les tympans vibrent. Sympathique.

 

 

Il est temps de prendre la navette jusqu'au Parc Expo, le coeur des Transmusicales. C'est là que Jean-Louis Brossard, LE Jean-Louis Brossard, celui dont vous connaissez maintenant presque tout grâce à la série-portrait de Mathieu Culleron C'est qui le patron, c'est là, donc, que ce même Jean-Loulou a réuni pour nous la crème de la crème de la musique de demain. Là réside la magie des Transmusicales : elles sont une perpétuelle découverte, et on y goûte les yeux fermés.

 

Enfin bon, rouvrez les : vous êtes en train de manquer London Grammar. Ce serait dommage de passer à côté de la bande d'Hannah Reid, surtout qu'on vous en parle depuis trois mois sur Le Mouv'. Eh bien ne pleurez plus : la voix suave de la chanteuse et les mélodies trip-hop de ses deux musiciens sont là, sur la scène du Hall4. Aucune faute dans cette grammaire. Oh que non.

 

 

Quand débarque un peu plus tard, sur le Hall-3 cette fois, le bonhomme Sean Tillmann, le contraste est saisissant. "Physique improbable", nous promet le dossier de presse. En l'écoutant, on l'imaginerait en nouveau chancre de la blaxploitation à moustache, du Barry White millésime 2013. Il n'en est rien. Le surnommé Har Mar Superstar fréquente Drew Barrymore et Adam Green. Il porte la veste à franges sur un poncho paillettes dans un total look d'indien déjanté. Il bondit d'un bout à l'autre de son estrade, et nous balance son flow funk avec la grâce d'un sioux sous substance. Une vraie star dans l'âme.

 

 

Vivez les Transmusicales 2013 sur le Mouv' avec une programmation exceptionnelle et des concerts retransmis en direct tout au long du week-end. Cliquez ici.

Rendez-vous déjà à 22h ce vendredi pour le Laura Leishman Project en direct de Rennes.

 

Par Augustin Arrivé / le 07 décembre 2013

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