Top 10 des morceaux de rap US sur la brutalité policière

Par Baptiste Le Guay / le 28 octobre 2016
Top 10 des morceaux de rap sur la brutalité policière
A l’image du clip spectaculaire de YG « One time comin’ » sorti le 26 octobre, la police et la violence de ses représentants ont toujours été un thème fort dans le hip hop US de ces 30 dernières années. Des relations tendues entre les forces de l’ordre et certaines communautés (principalement afro-américaine) décrites avec virulence par les plus grands rappeurs. Notre top 10.

Michael Brown, Eric Garner, Trayvon Martin… le nom de certaines victimes de la police américaine ont fait le tour du monde ces dernières années, donnant naissance au mouvement Black Lives Matter.

Avec « 16 shots », Vic Mensa fait allusion à Laquan MacDonald, mort sous les balles d’un policier le 20 octobre 2014. Un clip où le rappeur de Chicago résiste à la police malgré les coups, le taser et les balles avec un message de paix.

Les poids lourds du rap west coast ont été très productifs en la matière. On peut citer Kendrick Lamar et son titre « Alright » (2015) nous fait voyager dans son univers avec un refrain entêtant : « Nigga we gon’ be alright ».

Dans les années 90, Tupac Shakur avec son classique « Holler if ya hear me » (1993) montre son mécontentement et sa rébellion vis-à-vis des forces de l’ordre.

Impossible évidemment de passer à côté du légendaire « Fuck the Police » des NWA (Niggas With Atiitude) sorti en 1988. Un titre a priori censuré lors des tournées mais que le groupe jouait quand même.

Un nom de morceau utilisé 20 ans plus tard dans la mixtape « The Ghost sessions » du MC New-yorkais Styles P. La voix du comédien noir Richard Pryor est utilisée dans la chanson lors d’un de ses sketchs sur le sujet.

En 1999, c’est Mos Def qui s’exprime sur une production de Q-Tip (A Tribe Called Quest) pour la chanson « Mr Nigga ». Celui qui se fait désormais appeler Yasiin Bey, lance dans ses paroles : « ils disent qu’ils veulent te voir réussir, mais ce n’est pas le cas. Tu vis bien ? Ils te flashent avec une lumière sur le visage. »

Condamné pour 2 ans de prison en 1996 (il avait tiré des coups de feu de l’air en marge d’une bagarre mortelle…). C BO, gangster de Sacramento avait bénéficié d’une mesure de liberté conditionnelle. La contrainte ? Ne plus promouvoir les gangs et tenir des propos illégaux dans ses paroles. Avec « Deadly Game » (1998), il foule aux pieds cet engagement en menaçant de mort le procureur ainsi que tout le tribunal ! Une provocation qui l’avait d’ailleurs renvoyé en prison ensuite.

En 1994, c’est le groupe texan UGK, de lancer le titre « Protect and Serve » à leur sauce Dirty South. Un morceau où le duo clashe ouvertement la police, avec un refrain ironique «  Les policiers sont tes amis, ils sont là pour protéger et servir ».

La même année, KRS ONE, un autre titan du rap, de la East-Coast cette fois ci, sort le morceau « Sound of da police ». Un titre samplé par le DJ Cut killer et le groupe français NTM dans « Assassin de la police ». Un morceau immortalisé dans le film mythique « La Haine ». 

 


Crédit photo : Getty Image David McNew

 

Par Baptiste Le Guay / le 28 octobre 2016

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