Tony Soprano : mort d'un mafieux XXL

/ le 20 juin 2013
Tony Soprano est mort, vraiment mort
James Gandolfini, inoubliable interprète d'un mafieux dépressif dans la série "Les Sopranos" est mort hier d'une crise cardiaque à l'age de 51 ans. Il était devenu l'un des monstres sacrés de la petite lucarne. A grand coups de tatanes.

 

Il y a eu Magnum, il y a eu Mac Gyver et il y a eu Tony Soprano. Récemment élue "série la mieux écrite de tous les temps", le drama culte de HBO a su rendre crédible un mafieux implacable mais accro à sa psy, parrain terrifiant et papa émouvant. Et dans la peau de ce mafioso attachant : James Gandolfini, une armoire à glace d'1,85 m au visage poupon, mais jamais avare de mandales.

 

Né dans le New Jersey comme le héros qu'il incarnait, Gandolfini est mort sur la terre de ses ancêtres : foudroyé à Rome après un festival en Sicile, berceau de la Cosa Nostra. Élevé au rang d’icône mafieuse par la télé, le cinéma l'a souvent cantonné à des rôles d'hommes de main.

Sa filmo (47 films au compteur) débute en 1987 avec Shock! Shock! Shock!, une bizarrerie arty à laquelle James prête sa silhouette de colosse. Oui oui, c'est bien lui le gars de profil dans le pas de la porte :

 

 

Cinq ans plus tard (en passant peut-être par quelques panouilles alimentaires absentes de sa filmo), Jim tourne pour Sydney Lumet dans Une inconnue parmi nous. Mélanie Griffith enquête dans le microcosme juif hassidique New Yorkais. Pour la première fois, l'acteur enfile le costard de mafioso, col pelle-à-tarte inclus.

Mafioso attitude

 

L'histoire retiendra aussi le passage à tabac de Patricia Arquette dans True Romance (attention, ça pique les yeux), puis ses apparitions dans Get Shorty de Barry Sonnenfeld et The Barber des frères Coen.

 

 

En 2009, il prête sa voix à Carol, grosse peluche attachante dans l'adaptation de Max et les Maximonstres de Spike Jonze. Une autre manière d'exploiter sa carrure d'ours. Plus récemment, Kathryn Bigelow lui offre un rôle de directeur de la CIA dans Zero Dark Thirty.

 

Mais c'est dans Cogan : la mort en douce (sorti en 2012), que Big Jim prend toute sa mesure. Aux côté de Brad Pitt, il joue... un mafieux dépressif.

 

 

Mort avant d'exploser sur grand écran, Gandolfini restera donc Tony Soprano pour l'éternité. Sous la plume du scénariste David Chase, la série lui aura offert trois Emmy Awards, un Golden Globe et sans doute les meilleures punchlines de sa carrière.

On a eu un problème avec le business. Tout ça aurait pu être évité. C'est le cunnilingus et la psychiatrie qui nous ont foutu dans ce merdier.


 

En attendant l'inévitable pluie d'hommages télévisuels, le Mouv' vous offre le générique des Sopranos revisité par les Simpsons. Avec "Gros Tony" dans le rôle de Tony Soprano. Le seul, l'unique.

 

Reportage de Sébastien Sabiron (@sebsabiron)

/ le 20 juin 2013

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