Stephen King et la Tour Sombre : le roman d'une vie

/ le 15 novembre 2013
Stephen King et la Tour Sombre : le roman d'une vie
Stephen King en parle comme le "Jupiter du système solaire de [son] imagination." La Tour Sombre, c'est une saga colossale, près de 5000 pages, écrites sur une période de 40 ans. En piste, sur les traces du dernier des pistoleros.

 

« L'homme en noir fuyait à travers le désert, et le pistolero le suivait. »  Mars 1970, encore étudiant à l'université du Maine, Stephen King écrit les premières lignes du Pistolero. Publié sous formes de nouvelles dans le The Magazine of Fantasy & Science Fiction, il est ensuite rassemblé en un seul volume.

Le Pistolero pose la première pierre de La Tour Sombre, une saga titanesque qui suivra Stephen King dans toute sa vie d'écrivain. Roland de Gilead est le dernier pistolero d'une contrée en perdition. Il marche dans le désert sur les traces d'un mystérieux homme en noir. Pour sauver Gilead, il doit trouver la Tour Sombre, pivot de tous les mondes.

Roland Deschain , le dernier pistolero de Gilead / DR
 

Pour décrire son héros, l'auteur parle d'un "étrange mélange entre un chevalier errant et un marshall du far west." Roland évolue dans un univers parallèle, à mi chemin entre le western et la fantasy. Un monde peuplé de créatures imaginaires et de reliques de nos sociétés modernes.

Un monde à la fois très complexe et très cohérent selon Marie de Prémonville, qui a eu l'honneur de traduire en français les sept premiers tomes de la saga.

 

Contrairement à la plupart des romans du maître (et malgré des scènes de violence crues) La Tour Sombre ne donne pas dans l'épouvante. Sa forme épique en fait un objet à part, mais sur le fond, c'est un pillier central de l'oeuvre du maître.

    

On y croise des créatures, des personnages récurrents et tout un tas de références aux autres romans de Stephen King. A commencer par Randal Flag, le fameux homme en noir, incarnation du mal absolu qui plane sur toute l'oeuvre du maître.

Marie de Prémonville. Cliquez sur le player pour l'écouter

Sorti en France en 2012, La Clé des Vents, ultime volet de la Tour Sombre, se situe quelque part entre les tomes 4 et 5. Roland de Ginead raconte une histoire de jeunesse à ses compagnons, prisonniers d'une tempête glaciale.

Au micro du Mouv', Stephen King révèle les raisons qui l'ont poussé à écrire un nouvel épisode, alors que la saga avait pris fin dans le tome 7.

Stephen King invité du Mouv' © Julianne Clamens

Une adaptation ciné enfin sur les rails

L'univers incroyablement riche de La Tour Sombre a déjà été adapté en comics, édités par Marvel. On attend depuis des années une hypothétique adaptation ciné, une trilogie sans cesse repoussée par des producteurs un peu effrayés par l'ampleur du projet. Aux dernières nouvelles, Ron Howard est préssenti derrière la caméra, avec Russel Crowe dans le rôle du pistolero.

Dans les studios du Mouv', le King lui même confirme : Ron Howard est au travail et le financement du film serait bouclé à hauteur de 70 millions de dollars. Un Stephen King enthousiaste, mais tout de même un peu inquiet à l'idée de voir son bébé porté à l'écran.

Stephen King invité du Mouv' © Julianne Clamens
                  

Pas de précision sur le calendrier de cette adaptation ciné. Le King confie qu'il aurait aimé voir Javier Bardem dans le premier rôle. Puis, sur le ton de la plaisanterie : "Il paraît que Justin Bieber était présenti dans le rôle d'Eddy Dean. Je ne suis pas vraiment pour."

Découvrez par ici le site français de référence consacré à La Tour Sombre.

Suivez Sébastien Sabiron sur Twitter : (@sebsabiron)
/ le 15 novembre 2013

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