Social TV : tweete ton poste

/ le 04 octobre 2013
Social TV : tweete ton poste
Questions à l'invité, tweet malicieux, message haineux sur le Facebook de l'émission, aujourd'hui un internaute français sur cinq pratique la télé sociale. Plus question de rester simple téléspectateur. Une aubaine pour les chaînes qui ont toujours rêvé d'interactivité.

 

Enfant, Benjamin Illy écrivait tous les mois au club Dorothée. Ado, il flinguait la facture téléphonique de ses parents sur le 3615 Giga. Aujourd'hui, il live tweete frénétiquement pendant les émissions politiques. Ecoutez son reportage :


"Qu'est-ce qu'il est bien coiffé Drucker !" "Elle a une jolie voix, mais sa robe est affreuse." Souvenez-vous des soirées télé dans les années 80. Impossible de suivre une émission sans se fader les commentaires à voix haute de Tata Ginette.

Aujourd'hui, rien n'a changé, à ceci près que Tata Ginette est connectée et des milliers d'internautes peuvent rebondir en direct sur ses commentaires. Exemple il y a quelques jours sur NT1 : Confessions Intimes consacrait l'un de ses vibrants portraits à une charmante famille du Pas de Calais. Problème : la maman mise tout sur les concours de mini-miss auxquels participe la petite dernière.

Cliquez sur le player pour une passionnante tranche de vie / Capture d'écran
 

Sur Twitter, les réactions sont unanimes : "ça craint du boudin, mais on en veut encore."

 

 

 

 

Selon l'étude Médiamétrie et Mesagraph, un internaute sur cinq a déjà posté un commentaire en lien avec un programme télé sur un blog, un réseau social, ou le site de la chaîne. Chez les 15-24 ans, ce ratio s'élève à près d'un sur trois. Les télés l'ont bien compris et battent le rappel à l'antenne.

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Lucarnes en quête de Tweets / Captures d'écran

Les premières études semblent démontrer que la présence sur les réseaux sociaux a un impact positif sur l'audience des chaines de télé. Difficile à quantifier, mais pour David Choel, responsables des contenus numériques chez D8, impossible aujourd'hui de faire l'impasse sur la dimension sociale de la télévision.

 

 

Les réseaux sociaux offrent à la petite lucarne cette part d'intéractivité dont elle rêve depuis des années. En 1987 déjà, TF1, fraichement privatisée, permettait à ses téléspectateurs de devenir directeurs des programmes le temps de La Une est à vous.

Pas encore de minitel à l'époque, il fallait appeler le standard "SVP" pour choisir la série diffusée. Minute choucroute avec Mylène Farmer et Bernard Montiel pas encore bronzé.

 
Avantage des réseaux sociaux aujourd'hui : la gratuité et surtout l'instantanéité des commentaires, qui peuvent être immédiatement publiés à l'antenne. Pour le meilleur et pour le pire, surtout quand la chaîne de télé elle même publie un tweet malheureux sans avoir tourné sept fois ses doigts sur son clavier.
 
                                                    Tchi Tchaaaaa... / Capture d'écran 

 

Suivez Sébastien Sabiron sur Twitter : (@sebsabiron)
/ le 04 octobre 2013

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