Sept instruments qui font peur ou rendent fous

/ le 26 juillet 2013
Sept instruments qui font peur ou rendent fous
Vous pensiez que votre petite soeur essayant de jouer Titanic au pipeau était le sommet de la torture musicale ? Si vous saviez...

 

C’était dans la Terrasse :

 

La musique peut-être une arme. René la Taupe et le Poussin Piou, pour ne citer qu’eux, ont probablement moins fait pour l’Histoire de l’Art que pour l’art subtil de la torture dont le marché n’est pas en crise (combien de nos frères et sœurs avons-nous perdu à cause de Gangnam Style ?) Etait-ce mieux avant ? La musique a-t-elle fini, inéluctable déchéance produit d’un siècle décadent, par se travestir et perdre le prestige, la finesse, la subtilité dont elle était à la fois la promesse et le résultat ?

En gros : non.

A travers l’Histoire et aux quatre coins de la Terre, la musique n’a pas toujours eu pour prime fonction de faire groover le dancefloor. Retour sur sept instruments qu’on a presque oublié et dont l’usage intensif pourrait fortement inciter vos voisins à mettre votre tête à prix.

 

#1 L’Octobasse, le Hulk des instruments à corde

 

Elle fait plus de trois mètres de haut et n’a longtemps existé qu’en trois exemplaires. Tout le monde n’ayant pas les bras du mec en chewing-gum des 4 Fantastiques, l’instrument se manipule à l’aide d’un jeu de pédales et manettes afin qu’en sorte un son plus pesant et plus lourd encore qu’un cycle de conférences sur le shampoing présenté par Nabilla. Depuis quelques années, l’octobasse a été reproduite et réhabilitée. On peut entendre de l’octobasse dans la bande originale de Hunger Games. Contrairement à celle de La Soupe aux Choux. Dans laquelle il n’y a pas d’octobasse.

 

#2 Le Glassharmonica, l’instrument qui rend fou

 

Conçu par Benjamin Franklin, le glassharmonica est réputé pour être particulièrement oppressant et rendre ceux qui s’y frottent de trop près complètement tarés. Si ça n’est qu’une légende, le fait que cet instrument contienne du plomb ait pu déclencher des cas de saturnisme. Quoiqu’il en soit, le son glauquissime que produit le glassharmonica offre des potentialités incontournables pour qui veut transformer un réveillon de Noël en soudain remake de Shining.

 

#3 Le Tambour à Fente, a.k.a. Twitter

 

Deux sons, une grosse caisse, et une portée qui dépasse celle de n’importe quel routeur wifi. Le tambour à fente était utilisé pour communiquer, un peu à la manière du morse, à ceci près que personne n’a jamais dansé sur du morse.

 

#4 Serinette, le lavage de cerveau dans un mouchoir de poche

 

Cette petite boite à l’apparence inoffensive cache une relique qui vient probablement de l’Enfer lui-même. Cet instrument était une boite à musique programmable, destinée à jouer des morceaux très courts, en boucle, de façon à ce que des oiseaux domestiques (!) puissent chanter ledit morceau. Prenons une minute pour imaginer, si cet instrument existait encore, combien de moineaux seraient branchés sur, tiens, René La Taupe. Grosse angoisse.

 

#5 La Flute Globulaire, pour pigeons

 

Tant qu’on est dans la volaille, comment omettre cette petite boule (visiblement ici com-plè-te-ment défoncée) dont l’intérêt se réveille lorsqu’on l’attache à la patte d’un pigeon, ou de n’importe quoi d’autre qui vole un chouïa plus haut que le scénar du dernier Tranformers. Cette flute ressemble en fait à un sifflet, et son bruit est tellement bizarre qu’il fait flipper la viande blanche aérienne néophyte. Très utile pour éloigner les mauvaises bêtes. Si la flute globulaire semble avoir perdu toute popularité, rêvons ensemble à la façon dont Paris sonnerait si tous les pigeons en étaient équipés. (spoiler : tout le monde serait sourd. Ou fou. Ou les deux.)

 

#6 La Flute Nasale

 

Celle-ci ne fait pas beaucoup beaucoup de bruit, mais a le mérite de s’utiliser par le nez, ce qui était alors considéré comme plus hygiénique que souffler par la bouche ! (aussi, la déco est sympa)

 

#7 Le cockpit

 

Ceci est un synthétiseur. Ou un bout du TARDIS. Ou la station d’accueil du USS Enterprise. On ne sait pas trop. En tout cas, c’est joli, et avec un bon ampli, ça doit pouvoir traumatiser en masse. A noter que si le plus vieil instrument que la Cité de la Musique héberge est une flute, taillée dans un os de vautour et qui vient de fêter ses 4500 ans et fonctionne probablement toujours aussi bien, les instruments électroniques se désagrègent en moins de temps qu’il n’en faut à Chris Froome pour choper un maillot jaune.

 

Tous ces instruments sont visibles à la Cité de la Musique (Parc de la Villette, Paris)

/ le 26 juillet 2013

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