Scarlett Johansson contestée pour l'adaptation de Ghost In The Shell

Par Erika / le 19 janvier 2015
Scarlett Johansson contestée pour l'adaptation de Ghost In The Shell
L'adaptation du célèbre film d'animation japonais a été annoncée pour 2017, et le rôle principal pourrait bien être tenu par Scarlett Johansson. Un choix qui soulève plusieurs polémiques parmi les fans de l'original.

Scarlett Johansson incarnerait le Major Kusanagi dans le remake de Ghost in the shell. C'est ce qu'a révélé Dreamworks qui projette une sortie du film, réalisé par Rupert Sanders, en 2017.

L'annonce a entraîné des réactions plutôt virulentes des fans, qui n'imaginent pas du tout une actrice américaine dans le rôle de la cyborg japonaise, et crient à l'hérésie.

Pour rappel, le film d'animation Ghost in the shell, était sorti en 1995 sur nos écrans, et avait définitivement inscrit Mamoru Oshii dans la lignée des réalisateurs de génie.

 

L'histoire est centrée sur le personnage du major Makoto Kusanagi, une cyborg engagée dans les forces de l'ordre, traquant un pirate informatique dans un Japon sombre et futuriste.

Kusanagi, à la recherche du "Puppet Master" qui se cache derrière les attentats, se retrouve également à la recherche de réponses sur son existence.

Le film peut presque être considéré comme un monologue introspectif sur ce qui nous définit en tant qu'humains, et sur le rôle de la conscience. Un contenu profond associé à une image à couper le souffle, des séquences d'une lenteur contemplative alternées avec des scènes d'action, le tout orchestré par les questionnements de l’héroïne.

Ghost in the shell par Mamoru Oshii, 1995

 

Héroïne que les fans ont donc du mal à imaginer sous les traits de Scarlett Johansson. Une pétition, qui a déjà recueilli plus de 20 000 signatures, circule depuis quelques temps sur le net. Elle demande qu'une actrice asiatique soit sélectionnée pour le rôle et met ainsi le doigt sur l'américanisation des personnages asiatiques, tandis que les acteurs originaires d'Extrême Orient sont eux-mêmes sous-représentés dans les grandes productions aux États-Unis.

Au-delà de ce problème de casting, on pourra également s'interroger sur le choix du réalisateur.  On se souvient en effet de l'unique - et désastreux- long-métrage de Rupert Sanders, Blanche Neige et le chasseur.

De sombres perspectives, donc, pour l'adaptation de ce chef-d’œuvre de l'animation.

 


 

Si vous voulez signer la pétition, c'est ici.

Par Erika / le 19 janvier 2015

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