Rabbi Jacob en vadrouille au musée

/ le 02 juillet 2013
Louis de Funès, un gendarme au musée
Trente ans après sa disparition, Louis de Funès a enfin son musée dans le village du Cellier, près de Nantes. C'est ici que repose l'acteur, à deux pas du château familial. Bio express en images et en musique.

 

Fabien Vallée de France Bleu Loire Océan a visité le musée pour nous :

 

Toute sa vie, Louis De Funès aura attendu. Le travail, le succès, la reconnaissance critique. Aujourd'hui, l'acteur a son musée. L'espace est modeste : deux salles sur 50 mètres carrés, qui présentent des affiches et des objets ayant appartenu à l'acteur. Le Musée de Louis a ouvert ses portes hier au Cellier, 3713 âmes sur les bords de Loire. Le comédien boule de nerfs venait s'y ressourcer, dans le chateau de Clermont à quelques encâblures du village. Il y cultivait un jardin bio, sa deuxième passion.

Je cultive mon jardin. Et dans ma vie professionnelle comme dans mon carré de jardin, j'ai bien l'intention d'exclure les navets !


Gentleman farmer dans les allées du chateau, par autourdelouisdefunes.fr

 

 

 

 

Né à l'initiative de deux habitants du Cellier, le musée rend hommage au Louis de Funès intime, vu par ceux qui l'ont cotoyé lors de ses mises au vert. Dans les années 70, le zébulon du cinéma français est littéralement essoré par ses rôles. En 1975, deux ans après le carton des Aventures de Rabbi Jacob, un double infarctus manque de lui coûter la vie. Il faut dire que l'homme a déjà 61 ans et 131 films à son actif.

 

 

 

 

Louis de Funès décide de devenir comédien à 28 ans. Après le Cours Simon, il enchaîne les petits rôles au théâtre. Sa première apparition a l'écran est fugace : en 1945, il joue un portier de cabaret dans La Tentation de Barbizon de Jean Stelli.

 

Bon, difficile de mesurer ici le potentiel comique de l'acteur. Il ne se révèlera vraiment que dix ans plus tard, dans la Traversée de Paris de Claude Autant-Lara. Louis de Funès y incarne le fameux Jambier, l'épicier maltraîté par Bourvil et Jean Gabin dans le Paris occupé.

 

Dans les années 60, De Funès enchaine les succès : Pouic Pouic, Fantomas et la série des Gendarme de Jean Girault. Le Gendarme de St Tropez dont on retiendra la musique plus que le scenario. Souvenez vous des vacances chez mémé et des rediff' télé, les soirs d'été :

Cliquez sur le player pour un peu de nostalgie.

Mais c'est la collaboration avec Gérard Oury qui sera la plus fructueuse pour l'acteur cartoon. Quatre films, quatre cartons au box office :

 

Dans Le Corniaud et La Grande Vadrouille, Bourvil et De Funès forment un vrai couple de cinéma, ouvrant la voie aux futurs duos comiques "beau gosse et loser" dont le ciné français raffole (Gérard Depardieu/Pierre Richard, Gérard Lanvin/Michel Blanc, Thierry Lhermitte/Jacques Villeret...)

Impossible de se quitter sans revoir la scène mythique du bain turc dans La Grande Vadrouille : Bourvil et de Funès sont à la recherche de "big moustache." Du caviar.


Reportage de Sébastien Sabiron (@sebsabiron)

 

/ le 02 juillet 2013

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