Quand Obama clashe les politiques américains

/ le 25 octobre 2016
Quand Obama clashe les politiques américains
L’élection présidentielle américaine, c’est dans deux semaines, et Barack Obama va devoir céder sa place à la Maison Blanche. En deux mandats, le président a montré plus d’une fois son sens de la punchline. Petite sélection de ceux qui en ont fait les frais.

Donald Trump

La nuit dernière, c’était peut-être le dernier clash de Barack Obama adressé face caméra à Donald Trump. Le président était pour la seconde fois (LIEN) dans le Jimmy Kimmel Live, un show de la chaîne ABC, pour lire des tweets méchants ou insultants qui lui sont adressés. Le dernier de la sélection est de Trump. Le candidat républicain estime que “le président Obama va partir en étant peut-être le pire président de l’histoire des Etats-Unis”. Ce dernier n’a pas manqué de répondre.

“Et bien, @realDonaldTrump, au moins, moi je partirai en tant que président.”

Les candidats aux primaires républicaines

Trump n’est pas le seul à être moqué par Barack Obama. Quand l’an dernier, lors de leur débat, les candidats aux primaires républicaines se sont plaint des questions des modérateurs, Obama n’a pas mis longtemps à les tacler.

“Tous ces candidats disent : Obama est faible, Poutine le domine… (...) Et il s’avère qu’ils ne peuvent pas gérer une bande de modérateurs dans un débat CNBC ! Si tu ne peux pas gérer ces gars, je ne pense pas que les Chinois et les Russes vont te craindre.”

Les candidats aux primaires démocrates

Ils ont beau être dans le même parti qu’Obama, et dans le cas de Clinton avoir été sa secrétaire d’Etat de 2009 à 2013, Bernie Sanders et Hillary Clinton ont aussi fait les frais de son humour cinglant lors de son dernier dîner des correspondants.

“Bernie, tu as l’air de valoir un million de dollars ! Ou pour le dire dans des termes que tu comprends, tu as l’air de valoir 37 000 dona­tions à 27$ dollars chacune”, a lancé Obama, en référence au montant record des donations reçues par Bernie Sanders.

“Hillary qui essaie de séduire l'élec­to­rat jeune, c'est un peu comme ce membre de la famille qui vient de s'inscrire sur Face­book. Chère Amérique, as-tu bien reçu mon poke?"

Ses adversaires aux élections

S’il se lâche pas mal sur la classe politique en cette fin de mandat, Barack Obama n’a jamais hésité à lancer des piques lorsqu’il était en campagne. En 2012, c’est Mitt Romney qu’il affronte pour remporter l’élection présidentielle. Et Obama ne manque pas de remarquer que ce dernier n’arrête pas de revenir sur ses anciens propos (à 1”00) :

“Monsieur Sévèrement Conservateur veut vous faire croire qu’il a sérieusement blagué au sujet de tout ce qu’il a dit depuis un an (...) Il a oublié ses propres positions ? Il change tellement, à revenir en arrière ou faire un pas de côté, nous devons trouver un nom à cette maladie ! Je crois que ça s’appelle la Romnésie.”

Son prédécesseur

Le ton Obama s’est affiné avec les années, mais dès son arrivée au pouvoir, le Président savait jouer de sa répartie. Dès son premier dîner des correspondants en 2009, il a démarré son discours par une pique envers le président qui l’a précédé, Georges W. Bush (à 0”40) :

“Je dois avouer que je ne voulais vraiment pas être là ce soir, mais je savais que je devais venir. C’est un problème de plus dont j’ai hérité de George W. Bush !"

 


Crédits photos : Flickr / Dominique A. Pineiro

Morgane Heuclin-Reffait
/ le 25 octobre 2016

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