Philip Seymour Hoffman : Magnolia forever

Par Augustin Arrivé / le 02 février 2014
Philip Seymour Hoffman : Magnolia forever
L'acteur américain a été retrouvé mort ce dimanche dans son appartement new-yorkais. A seulement 46 ans, il laisse une filmographie riche de quelques oeuvres majeures, à commencer par "Truman Capote" qui lui avait valu un Oscar.

 

46 ans. Non mais sans blague... Le génial comédien Philip Seymour Hoffman ne nous a même pas laissé le temps de nous lasser de lui. Oscar, Golden Globe et Bafta du meilleur acteur en 2006 pour son interprétation de Truman Capote dans un biopic signé Bennett Miller, il vient d'être retrouvé mort dans l'appartement qu'il occupait à Manhattan. Les raisons de sa disparition n'ont pas encore été précisées. On sait qu'il souffrait d'une addiction à l'héroïne. Il avait suivi une cure de désintoxication en 2013. Le New York Post croit savoir que sa mort y est liée.

 

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Truman Capote, donc, mais aussi Magnolia, de Paul Thomas Anderson. Il y était un infirmier compatissant à la recherche du fils d'un patient mourant. Acteur fétiche du réalisateur, il était également des aventures Sidney, Boogie Nights, Punch-Drunk Love et, en 2013, The Master, pour lequel il est à nouveau nommé à l'Oscar et au Golden Globe (cette fois dans la catégorie second rôle).

 

Magnolia, de Paul Thomas Anderson © Metropolitan Film Export, 1999

 

Vilain méchant du troisième volet de Mission Impossible ou touchant vieillard handicapé dans le film d'animation Mary et Max, il semblait savoir s'adapter à tous les styles, jusqu'à sauver l'incompréhensible Synecdoche New York de Charlie Kaufmann.

Il avait également marqué de son empreinte plusieurs comédies cultes. The Big Lebowski, où son éclat de rire gêné valait les meilleures punchlines, Presque célèbre, où il portait la moustache de Lester Bangs, critique musical chez Rolling Stone, mieux que Lester Bangs lui-même, et Goog Morning England, où il nous faisait danser depuis un bateau radio pirate.

 

The Big Lebowski, de Joel Coen © Working Title, 1998

 

En revanche, ses qualités de réalisateur restaient à confirmer : il était passé derrière la caméra en 2010 pour une comédie sentimentale passée inaperçue (Rendez-vous l'été prochain). L'acteur était également resté fidèle au théâtre classique, alternant des textes de Tchekhov (La Mouette) et Shakespeare (Othello).

 


Photo de couverture : Cc FlickR JustinHoch


Par Augustin Arrivé / le 02 février 2014

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