Orelsan finalement relaxé en appel

/ le 18 février 2016
 Orelsan finalement relaxé en appel
Après près de trois ans de procédure, le rappeur Orelsan a été relaxé par la Cour d'Appel de Versailles.

C’est principalement pour huit textes présents sur l’album Perdu d’avance qu’Orelsan avait essuyé la plainte d’un collectif de cinq associations féministes en 2013. Finalement, après trois ans de procédures et à l’issue d’un troisième procès, la justice a relaxé Orelsan des accusations d’injures publiques et d’incitations à la violence et à la haine. 

Son avocat Me Simon Tahar a déclaré à la sortie du jugement "la reconnaissance absolue de la liberté de création et de la liberté artistique". 

Les cinq associations avaient porté plainte, car elles considéraient que les termes utilisés par le rappeur pour désigner les femmes étaient dégradants et capables d’influencer un public masculin.

 

Orelsan, qui s'est dit soulagé selon son avocat Me Simon Tahar, a défendu "sa liberté d’expression artistique" en affirmant que les textes de ses chansons n’étaient que la représentation de personnages fictifs exprimant leur mal – être.  C'est ce que la justice a reconnu par cette relaxe, estimant également que le rap n’est pas le seul style de musique à utiliser des termes brutaux. 

L'avocat des associations, Me Alain Weber, a de son côté exprimé sa "déception" et estimé que "le Combat pour la dignité de la femme avait encore du chemin". 

 Le collectif des cinq associations féministes a désormais cinq jours pour se pourvoir en cassation.



 

Crédits photos : Capture d'écran Youtube

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par Mylène Mauricrace

 

/ le 18 février 2016

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