Oreak : le graffiti-artist est condamné mais soulagé

/ le 17 juin 2016
9 200 € pour des tags dans le RER E
Initialement, la SNCF réclamait 631 000 € à Oreak pour avoir peint le RER E. Il devrait finalement lui verser beaucoup moins.

C'est le soulagement pour Fabien, alias Oreak. Condamné hier à six mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Melun, il devra aussi verser 9 200 € à la SNCF. Une grosse somme, mais pas autant que les 631 000 € que lui réclamait au départ la compagnie ferroviaire.

Surnommé "le graffeur aux 2000 tags", Oreak avait d'abord comparu jeudi 19 mai au tribunal correctionnel de Melun pour « destruction de bien destiné à l’utilité ou la décoration publique en récidive » et « entrée dans l’enceinte du chemin de fer ou sortie par une issue non affectée à cet usage ».

Originaire de Tournan-en-Brie (Seine-et-Marne), le street-artist de 26 ans était poursuivi pour avoir posé ses graffs dans le RER E entre mai 2011 et avril 2012. Son blaze inscrit le long des rames et des murs des gares entre Paris et le terminus de la branche sud-est, il avait finalement été arrêté par la police des transports en 2012. A l'époque le procureur avait décidé de retenir 33 faits, hier le tribunal n'a retenu que huit tags et quatres vitres gravées. Pour le reste, Oreak est relaxé.

Maintenant qu'il connaît sa peine, Fabien peut reprendre sereinement ses activités, légales bien sûr. Terminé l'art de rue, il préfère créer grâce à son métier. Oreak bosse maintenant dans l’illustration, l’infographie et le web design. Pas si mal pour un graffeur qui souhaite vivre de sa passion.

 


 

Crédit Photo : Cc Flickr

/ le 17 juin 2016

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