"Olympia", l'hommage à "Cat's Eyes" en BD

Par Augustin Arrivé / le 29 octobre 2015
"Olympia", l'hommage à "Cat's Eyes" en BD
Bastien Vivès, Ruppert et Mulot replongent leur trio de cambrioleuses de charme dans une nouvelle mission à haut risque. Un album qui est autant une histoire de casse de haut-vol qu'une réflexion sur l'amitié.

 

 

Après La Grande Odalisque, voilà donc sa suite, Olympia. La surprise est passée, l'heure est à l'attachement. "C'est comme si vous regardez Spiderman : le début est euphorique parce qu'on découvre les personnages, mais ce n'est qu'ensuite qu'on leur donne plus d'espace pour s'exprimer." Nous retrouvons donc Alex, Carole et Sam, nos trois voleuses de tableaux préférées, pour tenter de mieux les connaître.

Hommage plutôt qu'adaptation de l'animé Cat's Eyes (entre autres différences : les héroïnes ne sont plus ici des soeurs), la série de Bastien Vivès, Florent Ruppert et Jérôme Mulot prend ici de l'ampleur.

On fait croire qu'on raconte une histoire de vol de tableaux à la Ocean's Eleven, mais en fin de compte c'est plutôt l'histoire de leur amitié.


 

Extrait de "Olympia", de Bastien Vivès, Florent Ruppert et Jérôme Mulot © Dupuis, 2015

 

Un trio séparé dans le volume 1 et qui va s'efforcer de se réunir dans cette suite, malgré les blessures. "On a introduit un personnage masculin à côté de ces femmes. C'est un tueur en série, donc une menace." Bastien Vivès réalise qu'inconsciemment, il y a peut-être un message féministe à trouver là-dedans. Certainement oui. D'autant qu'on n'a pas envie de se les mettre à dos, ces femmes-là. Fortes et indépendantes, elles mènent leur vie sans besoin des hommes. C'est particulièrement vrai pour Carole, qui prépare une surprise de taille à ses amies.

 

Extrait de "Olympia", de Bastien Vivès, Florent Ruppert et Jérôme Mulot © Dupuis, 2015

 

Au-delà de cette complicité, dont on nous propose d'être les témoins, elles vont reprendre ce qu'elles savent le mieux faire : les casses. L'hôtel des Invalides, d'abord. Puis le Petit Palais. Leur plan est précis. Très très précis. Il faut dire que les auteurs étaient bien renseignés. Ca a même failli leur valoir un séjour en prison.

"J'ai une amie qui travaille au Grand Palais", se souvient Florent Ruppert. "On était en terrasse, je l'ai appelée pour savoir où étaient entreposés les tableaux. Quelques jours plus tard, j'étais convoqué pour association de malfaiteurs en vue de commettre un crime. Quelqu'un nous avait écoutés et avait cru qu'on préparait un coup." Une fois la méprise dissipée, il en profite pour demander aux policiers des renseignements supplémentaires. La Brigade de répression du grand banditisme est remerciée au début de l'album.

 

Extrait de "Olympia", de Bastien Vivès, Florent Ruppert et Jérôme Mulot © Dupuis, 2015

 

Vive, fun, virevoltante, leur aventure se lit d'une traite. Et si, peut-être, on ne baigne pas toujours dans le réalisme, peu importe. Bastien Vivès assume complètement : "Si on avait voulu raconter un vrai casse, on aurait donné aux trois nanas des kalachnikovs, elles auraient buté deux otages et seraient ressorties avec les tableaux, ç'aurait été moins romanesque." En effet. On est ravis qu'ils aient opté pour l'aventure.

 


 

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Illustration de couverture : extrait de Olympia, de Bastien Vivès, Ruppert & Mulot © Dupuis, 2015

Par Augustin Arrivé / le 29 octobre 2015

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