Obésité infantile : attention à la pub !

Par Marie Moglia / le 09 juillet 2014
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Une étude américaine a récemment démontré que les enfants familiers des marques de junk food (Coca Cola, Doritos, McDonald's, etc...) sont plus susceptibles de souffrir d'obésité que ceux qui n'y connaissent rien. L'activité physique ne serait pas le remède unique à la perte de poids chez les enfants. Il faudrait plutôt les protéger de la pub.

Le sourire doré (et un peu flippant) du Happy Meal de McDonald's, ou encore le rondouillard logo bigarré de Burger King... Ces logotypes marketing censés mettre en appétit le consommateur quand une grosse fringale le guette seraient particulièrement efficaces sur les enfants.

Et pour cause, ils ont de quoi flatter les goûts esthétiques des bambins, très réactifs aux couleurs vives et sensibles aux graphismes ludiques, suggestifs et symboliques.

Or il semblerait justement que l'imagerie commerciale des marques de junk food (malbouffe) soit liée à l'obésité des enfants qui y sont coutumiers.

Crédit photo : Junk Food ©Cory Doctorow / Flickr

 

C'est du moins les conclusions d'une étude menée par des scientifiques américains, qui démontre aussi que les personnes obèses dés l'enfance tendent à le rester en grandissant. Si les Etats-Unis ont observé un net recul de l'obésité il y a quelques mois, ça n'en demeure pas moins un vaste problème de santé publique.

L'expérience menée indique que les jeunes enfants intègrent très facilement les informations et le message suggéré par les marques (Exemple : mangez des burgers, c'est marrant, c'est excitant ! Surtout quand ils sont servis dans une jolie boîte rouge tout sourire !) Le niveau de culture junk food des tout-petits serait donc un indicateur fiable pour prédir leur poids.

Dis-moi ce que tu sais, je te dirais combien tu pèses

Les chercheurs ont donc testé des enfants âgés de trois à cinq ans sur leur connaissance de certaines marques alimentaires et de restauration rapide. Ceux qui parvenaient à les identifier correctement tendaient à avoir un indice de masse corporelle (IMC) important. Comme le confirme Anna McAlister à Co.Design, l'une des scientifiques du groupe de recherche :

Nous avons découvert que le lien entre la connaissance des marques et l'IMC est très fort.


 

L'expérience a été renouvelée une seconde fois entre deux groupes. Dans le premier, les chercheurs ont remarqué que les enfants familiers de marques de junk food avec une activité physique régulière étaient moins susceptibles de souffrir de surpoids - contrairement aux moins sportifs d'entre eux.

Un principe qui ne s'est pas vérifié dans le second groupe puisque, comme l'explique encore Anne McAlister :

La connaissance des marques est un meilleur indicateur de l'IMC que le temps hebdomadaire passé devant la télévision.


 

L'obésité serait moins liée à un mode de vie très sédentaire qu'à une culture marketing enrichie par la télévision.

La conclusion des chercheurs est la suivante : l'activité physique n'est pas nécessairement le remède ultime à l'obésité infantile. Il faudrait plutôt limiter l'exposition des enfants à la publicité.

Ce qui soulève des interrogations sur l'impact réel d'une publicité McDonald's, Quick, Burger King, etc. sur de très jeunes enfants. Mais les chercheurs n'ont pas pu mesurer les habitudes de consommation réelle des gamins. Il est encore impossible de savoir si le surpoids de ceux qui s'y connaissent le mieux en marques de malbouffe est dû au fait qu'ils mangent fréquemment leurs produits ou pas. D'après Anne McAlister :

[Les enfants] apprennent que la nourriture, c'est l'image d'une marque. C'est ainsi qu'ils vont préférer une nourriture riche en goût, fort salée, sucrée et calorique. La publicité de ces messages marketing est très puissante.


 

 


 

(via Fastcodesign et MSUToday)

Photo d'illustration: ©Marshall Astor / Flickr

Par Marie Moglia / le 09 juillet 2014

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