NTM, Booba, Youssoupha : héritiers de N.W.A. selon les Américains

/ le 26 août 2015
NTM, Booba, Youssoupha : les héritiers de N.W.A selon les américains
A l'occasion de la sortie de "Straight Outta Compton", le très sérieux magazine américain "The Hollywood Reporter" a dressé sur son site une liste des artistes internationaux qui ont été inspirés par le gangsta rap de N.W.A.. Pour la France, on retrouve trois artistes parmi les 16 cités.

La révolution gangsta rap qui a commencé à Compton à la fin des années 80 avec le groupe N.W.A. ne s'est pas propagée qu'aux Etats-Unis. En effet, grâce à la médiatisation du genre et le succès du hip-hop, la planète entière a été exposée au phénomène californien qui a influencé plusieurs générations de rappeurs.

Le succès de Straight Outta Compton l'atteste : le gangsta rap déchaine encore toutes les passions tout autour du globe en 2015.

Pour la sortie du film The Hollywood Reporter a dressé une liste des enfants illégitimes du groupe composé de Arabian PrinceDr. DreEazy-E, Ice Cube, DJ Yella et MC Ren, dans le monde entier. Dans cette dernière, on retrouve trois français :

1. Booba


En tête du classement, on retrouve le Duc de Boulogne, le plus gros vendeur de rap en Europe avec plus de 10 millions de disques écoulés. Outre ses paroles souvent jugées hardcore, Booba a aussi eu quelques démélés avec la justice : trois passages en prison entre 1997 et 2003, dont une peine de quatre ans pour braquage avec violences. En 2006, sa mère fut séquestrée par deux jeunes d'une cité de Meudon contre une rançon de 500 000 euros. Sans oublier ses nombreux clashes avec Sinik, Diam's, NTM, Rohff, La Fouine ou encore Kaaris.

 

8. NTM

 

On retrouve d'ailleurs NTM en huitième place du classement. Fondé en 1989, le groupe de la Seine-Saint-Denis a souvent défrayé la chronique avec des titres anti-institutions et dans lesquels, il insultait la police. Cela lui a souvent valu de se faire boycotter par les radios du pays. Lors d'un concert donné à La Seyne-sur-Mer en 1995, le duo composé de Joey Starr et Kool Shen interprète Police. Avant de commencer le titre, Joey en profite pour insulter et crier sa haine de la justice et de la police. Résultat : une condamnation à trois mois de prison ferme (et trois mois avec sursis), ainsi que six mois d'interdiction « d'exercer la profession de chanteur de variétés », pour « propos outrageants ». Finalement, après appel, ils ne seront condamnés qu'à 50 000 francs d'amende et deux mois d'emprisonnement avec sursis.

 

15. Youssoupha

 

Aussi surprenant que cela puisse paraître, on retrouve Youssoupha en 15ème position du classement. Le rappeur y est cité pour Noir D**** et NGRTD, deux albums d'une trilogie sur « la vie des blacks en France et les violences policières ». En 2009, le journaliste Eric Zemmour porte plainte contre lui pour « menaces de crimes et injure publique » suite au titre A force de le dire. Le 26 octobre 2011, le tribunal correctionnel de Paris condamne le rappeur à 800 euros d'amende avec sursis ainsi que son producteur, EMI Music, à 500 euros avec sursis. Les deux doivent également verser 1000 euros de dommages et intérêts au journaliste et 2000 euros de frais de justice. En juillet 2012, la cour d’appel de Paris a finalement jugé que ces propos n’étaient pas diffamatoires, interferant ainsi avec le précédent jugement.

 

Et le reste de l'Europe ?

A noté que nos voisins européens ne sont pas en reste avec Bushido et Sido pour l'Allemagne ou Giggs, So Solid Crew et Dizzee Rascal pour l'Angleterre et enfin Timati pour la Russie.

 

 


 

Crédit Photo : PHOTOPQR/LE PARISIEN

Plus d'infos sur Booba, ici.

Plus d'infos sur Youssoupha, ici.

/ le 26 août 2015

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