Nouveaux dessins de Banksy à Gaza

Par Valentine Letesse / le 26 février 2015
Nouveaux dessins de Banksy à Gaza
Le maître du street-art britannique a remis ça. C'est à Gaza qu'il a réalisé un mini-documentaire et trois nouvelles œuvres pour dénoncer la situation des palestiniens.

Un chaton géant, un manège pour enfants, et Niobé pleurant ses enfants. Ce sont les trois nouvelles œuvres peintes par Bansky sur les ruines de Gaza.

Cette fois, l'artiste anonyme a joint à son message une vidéo de deux minutes pour montrer l'horreur que vit la population de cette ville, semblable à une prison à ciel ouvert. Sauf que nos prisons, "n’ont pas l’électricité et l’eau courante coupées aléatoirement chaque jour” écrit Banksy sur son site.

 

 

Entré illégalement à Gaza par un réseau de tunnel souterrains, l'artiste britannique montre un quotidien irréel. Des soldats armés jusqu'aux dents, des enfants pieds nus au bord de la route, émerveillés devant l'un de ces dessins. D'autres sont peints devant un trompe l’œil dévoilant une plage.

Mais l’œuvre qui interroge le plus, c'est ce chaton paré d'un nœud rose. Seul être toujours debout au milieu de murs couchés.

 

Banksy explique :

Un habitant local est venu et m’a demandé: “S’il vous plait, qu’est-ce que ça signifie ?”. J’ai expliqué que je voulais révéler au grand jour la destruction de Gaza en postant des photos sur mon site, et sur Internet, les gens ne remarquent que les photos de chatons.  


 

Mais l’œuvre que Banksy a choisi de mettre en avant, en postant sa photo sur son compte Instagram, c'est son dessin de Niobé, fille de Tantale.

#Banksy #Gaza

Une photo publiée par Banksy (@banksy) le

 

Selon la mythologie grecque, cette femme aussi orgueilleuse que son père, aurait payé le prix fort pour son arrogance. Les dieux tuèrent ses trois enfants pour la punir. Terrassée par le chagrin, Zeus, dieu des dieux, la transforma en rocher par pitié.

Qui est assez orgueilleux pour laisser mourir ses enfants ? À cette question, Banksy a une réponse, graphée en lettres couleur rouge sang sur un mur lézardé par les bombes :

 

Si dans un conflit entre ceux qui ont le pouvoir et ceux que ne l'ont pas, nous nous en lavons les mains, nous sommes du coté de ceux qui ont le pouvoir - nous ne sommes pas neutres.


 


Par Valentine Letesse / le 26 février 2015

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