Neil Young électrise les Vieilles Charrues

/ le 21 juillet 2013
Neil Young électrise les Vieilles Charrues
Tête d'affiche de cette 22 ème édition, le loner a emporté tous les suffrages sur la plaine de Kerampuilh. Deux heures de riffs saturés et de folk atmosphérique. Un mythe en chair et en os.

 

Sébastien Sabiron a vécu le concert avec le public. Écoutez son reportage :

 

La classe internationale. Intégralement vêtu de noir, chapeau vissé sur la tête, Neil Young débarque sur scène en faisant grincer sa Gibson. Le Loner annonce la couleur : n'en déplaise aux fans de la première heure, ce concert sera rugueux et électrique.

Une légende à Carhaix, par Sébastien Sabiron
 

Imprévisible, Neil Young n'est jamais où on l'attend. Là où un Patrick Bruel accroche le public avec Place des Grands Hommes, le canadien entamme son show par un morceau (Love and only love) de 14 minutes ! S'ensuit une pléiade de titres issus du dernier opus Psychedelic Pill, enregistré avec Crazy Horse. 45 ans après leur première collaboration, Neil Young et sa formation légendaire prennent toujours autant de plaisir à jouer ensemble et ça s'entend. 

 

"On veut des classiques !"

 

Enérgique, électrique, puissant, le Loner assume son rôle de pape du Grunge. Et tant pis pour ceux qui espéraient une relecture intégrale de Harvest, l'album monument du canadien, immense succès folk en 1972. Il faudra attendre quasiment la moitié du set pour que Neil Young dégaine son tube planétaire Heart of Gold, repris en chœur par le public. Et franchement, Heart of Gold en live au milieu du Finistère, ça vaut de l'or.

Oeil de lynx © EPA / MAXPPP 

Toujours à la guitare acoustique, le rocker canadien livre une reprise inspirée de Blowin in the wind', de Bob Dylan. La pureté du chant laisse à penser que le temps n'a aucune prise sur Neil Young, 67 ans. "Neil Young chante mieux du Dylan que Bob Dylan" résume une festivalière, déçue (comme beaucoup d'autres) par la prestation du même Bob aux Vieilles Charrues l'année dernière.

Neil Young aux Vieilles Charrues, par Sébastien Sabiron

Après le rappel, plus aucun doute, Neil Young a séduit Carhaix. On aurait sans doute aimé plus de tubes, on aurait voulu entendre Old man, par exemple. Il faut croire que le vieux loup canadien n'aime pas se répéter. Et pour cela, respect. 

Suivez Sébastien Sabiron sur Twitter : (@sebsabiron)

 

/ le 21 juillet 2013

Commentaires