Napoléon conquiert son empire dans une start-up

Par Augustin Arrivé / le 11 octobre 2013
Napoléon reconquiert son empire dans une start-up
Jusqu'à demain soir, des dizaines de start-up de la capitale vous ouvrent leurs portes. Ca s'appelle "My start-up in Paris" et ça permet de découvrir de chouettes idées, comme les livres interactifs de Smoon Digital.

 

Augustin Arrivé, de la rédac' du Mouv', a bien besoin de leçons en matière de nouvelles technologies. Sa visite de start-up c'est à écouter ci-dessous :

 

Une start-up, c'est un mot qu'on emploie naturellement, mais au fond, ça veut dire quoi ? D'après le Larousse, c'est une "jeune entreprise innovante dans le secteur des nouvelles technologies". Pour se faire une idée plus précise, il y a les portes ouvertes des start-up parisiennes, jusqu'à demain soir. Une sortie qui peut être beaucoup plus rigolote qu'elle n'en a l'air.

 

A la Gaîté Lyrique, venez avec votre i-phone et apprenez à jouer de la guitare numérique. Au CentQuatre, passez votre permis piéton en vous immergeant dans un Paris virtuel. A Notre-Dame-des-Champs, rencontrez Buddy et les robots à émotions de Syntheligence. Et au Labo de l'édition, près des arènes de Lutèce, feuilletez les livres animés de Smoon Digital.

 

Créer vos histoires numériques sur tablettes from Cylapp on Vimeo.

 

Cette dernière start-up, fondée il y a tout juste un an, propose pour l'instant deux titres, de l'Histoire expliquée aux enfants. L'Empire de Napoléon et le combat de Nelson Mandela. "C'est entre le livre et le mini-jeu", explique Audrey Wermeister. "Nous, on appelle ça un livre interactif."

Bureaux de Smoon Digital © Le Mouv'

 

Avec Estelle Courdoisy, elle a monté une application (Cylapp) pour aider les auteurs à adapter leurs idées à la lecture sur tablette. Les textes deviennent sonores, les illustrations s'animent, des quiz et des jeux permettent de checker que les enfants ont bien tout compris. "Les auteurs peuvent se connecter et utiliser notre outil s'ils ont un projet déjà précis, mais sinon nous pouvons aussi leur donner des conseils."

 

Le chiffre d'affaires n'est pas astronomique, mais ça progresse, notamment grâce à un "incubateur de start-up", qui accueille les deux jeunes femmes cette année. "En plus de fournir un local, on leur donne des conseils juridiques", précise Camille Pène, l'une des responsables du Labo de l'édition. "Et on organise des rencontres entre les start-up et les investisseurs, pour débloquer des financements."

Destinées plutôt aux scolaires, ces applis se vendent mieux à l'étranger, notamment en Allemagne et au Royaume-Uni. Audrey Wermeister :"La France est encore à la traîne dans ce secteur de l'édition numérique, alors il faut savoir s'internationaliser pour s'en sortir. C'est pour ça que nos titres sont disponibles en cinq langues." Le marché français reste à conquérir. C'est sans doute le moment de se lancer dans l'aventure.

 

Tout le programme des journées portes ouvertes, c'est par ici !

 

Par Augustin Arrivé / le 11 octobre 2013

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