Nantes, de A à Z

/ le 26 mars 2014
Nantes, de A à Z
Le 28 mars, Le Mouv' débarque à Nantes pour une série d'émissions spéciales en direct avec du live, des interviews, des surprises. L'occasion pour un gars du coin de nous présenter sa ville.

 

En attendant la venue du Mouv' à Nantes, à laquelle vous êtes tous convié(e)s, visite guidée de la ville en abécédaire.

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A comme Ayrault Jean-Marc / B comme Bretagne / C comme place du Commerce / D comme Les Duchesses et les Divines Machines / E comme Éléphant / F comme FCN / G comme Gâteau nantais / H comme Hellfest / I comme l’île de Nantes / J comme Jeu à la nantaise / K comme Katorza / L comme Logement / M comme Musée des Beaux-Arts de Nantes / N comme Numérique / O comme Ouest-France / P comme Pol’n / Q comme Quenelle / R, comme Le Remorqueur / S comme Scopitone / T comme Tragédie / U comme les Utopiales / V comme les Vendéens / W comme Pierre Waldeck-Rousseau / X comme film X / Y comme Yum-Yum / Z comme la ZAD pour Zone à Défendre

 

A comme Ayrault Jean-Marc, maire de Nantes pendant 23 ans dès 1989. S’est déclaré en 1987 pour la suppression du poste de Premier Ministre. Aucune idée de ce qu’il devient depuis le 15 mai 2012.

B comme Bretagne. Éternelle question : Nantes, a.k.a la Cité des Ducs (et pas de Gascogne, hein) en fait-elle partie ? Clairement, mais démerdez-vous avec Wikipedia.

C comme place du Commerce, centre névralgique de Nantes (arrêts de tram, McDo, Fnac, Gaumont, punks à chiens), notre micro-Châtelet à nous, mais en plein air.

D comme Les Duchesses et les Divines Machines, soit les deux équipes fémines nantaises de roller derby. Tu te moques ? Ces filles sont pas là pour beurrer des tartines, et leurs homologues bordelaises récemment laminées peuvent en témoigner.

E comme Éléphant, grand mammifère de l’ordre des pachydermes et symbole du renouveau touristico-artistique de Nantes grâce au Grand Éléphant des Machines de l’Île, imposante bestiole mécanique (12 mètres de haut, 48,4 tonnes d’acier et de bois). Contrairement à ses cousins d’Afrique, l'éléphant de Nantes n’est pas menacé, sauf si la droite gagnait les municipales. Donc pas d’inquiétude lol.

F comme FCN, le Football Club de Nantes. Ses supporters sont plus rigolos quand ils font la leçon à Pierre Ménès que fumigènes en main en Tribune Loire, mais vu les scores récents de l’équipe, on peut comprendre leur envie d’en découdre. Surtout contre ces empaffés de Rennais.

G comme Gâteau nantais, “caractéristique de la pâtisserie du début du siècle, heureux mariage de sucre, d'amandes, de beurre et de rhum des Antilles ; un dessert moelleux aux parfums exotiques”. D’ESCLAVAGE.

H comme Hellfest, l’incontournable festival metal de Clisson situé à 40 bornes de Nantes. Les chevelus qui débarquent en avion ou train pour y aller passent forcément par Nantes et rendent, l’espace de quelques jours, la ville plus douce. Sérieusement.

 

I comme l’île de Nantes, terme qui désigne théoriquement... bah, l’île de Nantes, mais par déformation, beaucoup de Nantais -surtout les promoteurs- l’utilisent en évoquant l’espace situé entre le Palais de Justice et le Hangar à Bananes (ah, l’héritage négrier…). C'est une concentration de bars, boîtes, restaurants et théâtre qui tentent d’éloigner les noctambules du centre-ville. D’ailleurs, à ce rythme, les chercheurs estiment que d’ici 2030, les fêtes nantaises se dérouleront à Saint-Nazaire.

J comme Jeu à la nantaise, terme popularisé dans les années 1990 pour décrire le style des Canaris. François Bégaudeau, nantais, a écrit sur la chose dans son livre Jouer Juste, mais au lieu de le lire, contentez-vous de l’écouter. Ah, Zabriskie Point...

K comme Katorza, LE cinéma historique du centre ville, fondé en 1920 qui accueille moult festivals (Trois Continents, Ciné Espagnol). On y voit à l’année des films d’auteur et des séries B à base de pom-pom girls meurtrières (merci l’Absurde Séance).

L comme Logement : le loyer moyen à Nantes est de 98€ le mètre carré (119€ si exposé plein sud, source INSEE), avec trois mois caution à remettre au proprio au préalable, soit un bon 1960 euros mensuel (hors charges) pour un studio de 20 mètres carrés. En tout cas, c'est ce qu'on dit aux parisiens pour qu’ils arrêtent de rappliquer par ici.

M comme Musée des Beaux-Arts de Nantes, le sujet qui fâche. Fermé depuis décembre 2011 pour des travaux censés durer deux ans, le projet a pris un retard monstrueux suite à des imprévus de construction. Résultat des courses : ce beau lieu ne devrait être finalisé qu’à Noël 2016. En attendant, quand il faut promener Mamie, on l’amène au Château et tout le monde est content, surtout si on peut siffler une mousse après en terrasse du Café du Cinéma.

N comme Numérique. D’aucuns affirment que Nantes, avec ses nombreuses start-up, estla deuxième ville du web en France après Paris. Ce que ne manqueront sûrement pas de contester les villes placées derrière nous, ces mauvais joueurs (genre les Rennais s’ils avaient l’ADSL).

O comme Ouest-France, principal canard local qui dans un grand effort de pluralisme a racheté en 2005 son concurrent direct Presse Océan, toujours actif heureusement. Le big boss du journal et sa fille, les chatoyants Hutin, se relaient pour déverser régulièrement leur prose médiévale anti-mariage gay dans les éditos du journal. Pour Nantes, l’honneur est sauf : ces fameux Hutin sont rennais, forcément.

P comme Pol’n, lieu d’expérimentation artistique et de regroupements d’associations actives dans le milieu culturel, et véritable symbole du quartier des Olivettes, enclave bobo-cool coincée entre le CHU, le Lieu Unique et la Loire. Même si Arielle Dombasle venait y exposer, j’irais rien que pour le vernissage.

Q comme Quenelle. L’Histoire retiendra que c’est pour sauver Nantes de la barbarie antisémite que Manuel Valls instaura le 9 janvier 2014 la censure préventive d’un spectacle prévu au Zénith depuis le printemps 2013 avec l’aval de la communauté urbaine Nantes Metropole.

R, comme Le Remorqueur, légendaire bar-club nocturne situé dans un bateau à quai. Échange typique entre soiffards nantais un samedi soir, passé 2 heures du mat’: “On va où ?” “Dans ton cuuul !” “Non, mais en vrai ?” “REMORQUEEEEUR !” “T'es sûr que tu préfères pas mon cul ?”.

S comme Scopitone, chouette festival de musique et arts numériques qui marque la rentrée de septembre à Nantes. Idéal pour prendre le pouls de la nouvelle scène electro ou, pour les secouristes, celui des minets de 15 ans en coma éthylique après une cuite au rosé devant un set de techno minimale.

T comme Tragédie, ce groupe judicieusement nommé originaire de Nantes que même les vendéens se permettent de moquer. Est-ce que vous les entendez encore, hey ho ? Nous non plus.

 

U comme les Utopiales, très bon festival nantais de science-fiction qui rameute toujours du beau monde fin octobre, dont un paquet de nerds barbus ayant calé leur hygiène corporelle sur des conseils piochés dans Le Trône de Fer.

V comme les Vendéens, ces voisins du sud effrayés par les ronds-points (et le Code de la Route en général) sont un peu nos texans à nous, le SXSW en moins - ce qui ne leur empêche pas d’avoir de très bons festivals comme le West Side. Fun fact : des groupes présentés comme nantais du genre Von Pariahs, Katerine et autre French Cowboy sont initialement vendéens, mais cet encombrant qualificatif a disparu dès qu’ils ont eu du succès.

W comme Pierre Waldeck-Rousseau (1848-1904), homme politique français à moustache de hipster natif de Nantes, responsable de la loi 1901 sur les associations. ll a donné son nom au commissariat central de la ville. Autant dire que l’expression “finir à Waldeck” rime rarement avec une belle soirée.

X comme film X, que ces daleux de Nantais semblent consommer en masse sur le Net à en croire le classement du site Nerienlouper.fr (bon, ok, c’est pas exactement Mediapart) qui voit Nantes en tête du classement des villes les plus obsédées de France via la requête Google “sexe”. Fap fap fap.

Y comme Yum-Yum, un restaurant asiatique du coin fort bon et bien situé, et qui a surtout le bon goût d'avoir un nom débutant par “y” sinon j’aurais sûrement été obligé de vous causer de yoga.

Z comme la ZAD pour Zone à Défendre, THE place to be de la région nantaise pour se ressourcer au vert, faire de belles rencontres, monter des festivals non sponsorisés par Kronenbourg, jouer à chat perché avec des gendarmes mobiles et éviter que 2000 hectares de terre ne finissent en parking et boutiques duty-free.

Alexandre Hervaud



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/ le 26 mars 2014

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