Mouv' au Weather Festival [LIVE]

/ le 04 juin 2015
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Le Weather, c’est un délire de grandeur. Pour cette 3e édition, le festival tape fort. Les chiffres en témoignent. Plus de 70 artistes vont se succéder sur 5 scènes, aménagées en plein cœur du bois de Vincennes, réservé aux 50 000 festivaliers venus taper du pied.

Le Weather Festival en impose et, du même coup, s’impose comme LE festival des musiques électroniques 2015.

 

Le secret d’un Weather on ne peut mieux ficelé, c’est évidemment une programmation à la pointe, qui laisse place à la fois aux pontes de la techno, mais aussi aux jeunes espoirs. Du boss de la techno made in Detroit, Jeff Mills, au frenchy Roman Poncet en passant par les ovnis type Omar Souleyman, tout y est.

Passée la prog, l’autre coup de maître du festival, c’est sa volonté de démocratiser la techno, de l’ouvrir à un nouveau public. Aux enfants d’abord, avec le mini Weather qui se déroulait samedi dernier sur les quais de Seine.  Mais aussi à un public aux oreilles plus habituées aux violons qu’aux machines à boutons. En soirée d’ouverture, le public pourra apprécier un concert inédit qui mêlera la musique classique de L’Orchestre Lamoureux aux beats techno de Francesco Tristano et Derrick May.

Mouv' est partenaire du Weather festival et vous le fait découvrir de l’intérieur. Un aperçu de ce qui attend les fetivaliers avec les coups de coeur de la rédac : 

 

Derrick May ft. Francesco Tristano et l'orchestre Lamoureux

Quand la musique électronique se frotte au classique. Moment de grâce dans le bois de Vincennes quand plus de 40 musiciens se mêlent au pianiste Francesco Tristano et au mythique DJ Derrick May, considéré comme le fondateur de la techno de Détroit. Après plus de 30 ans aux commandes de ses platines, il est l’incontournable de ce festival pour les technophiles. Sur scène, l’orchestre Lamoureux s’approprie ses sons, mené par la baguette experte du macédonien Dzijan Emin. Francesco Tristano vient fortifier le lien entre les deux univers. L’artiste à la formation classique est connu pour ses sons hybrides, qui mêlent piano classique et rythmes technos.

 

Omar  Souleymann

Omar Souleyman, c’est l’objet musical non identifié de la programmation du Weather 2015. Avant de fréquenter les clubs et les plus gros festivals électro du monde, le Syrien bientôt quinquagénaire a commencé la musique en animant des mariages.

Il mise aujourd'hui sur un mix entre dub et musique orientale. Superstar dans son pays, en duo sur trois titres avec l’islandaise Björk, c’est son album Wenu Wenu  produit par le DJ Four Tet qui l’a révélé aux oreilles du monde. Il vient d’ailleurs de dévoiler un nouveau titre,  Bahdeni Nami , issu d’une nouvelle collaboration avec le producteur anglais.

 

Omar Souleyman au Weather 2015

 

La scène roumaine

En ébullition depuis près de 10 ans, la réputation de la scène électro roumaine est en train de dépasser les frontières. Les plus connus : Raresh, Petre Inspirescu et Rhadoo jouent ensemble au Weather 2015. Les trois roumains s’imposent depuis deux ans grâce à une micro-house lente et mélodique. C’est notamment une collaboration entre Raresh et Ricardo Villalobos, célébre DJ chilien, qui leur a permis de se faire connaître en Europe de l’Ouest. Ces trois artistes à la tête du label A:rpia:r sont notamment connus pour leurs sets à rallonge, qui dépassent aisément les 12 heures de live, parfois le double !

Rhadoo, Petre Inspirescu et Raresh.

 

 

Nina Kraviz

A 24 ans, la russe est l’égérie de la techno au féminin. Nina Kraviz, de son vrai nom Нина Кравиц est née et a grandit en Sibérie. Son premier album éponyme sort en 2012. Elle est aujourd’hui plébiscitée dans le monde entier pour sa techno piquée par des pointes d’acide.

 

 

Nina Kraviz

Roman Poncet

L’avignonnais sonne la relève de l’électro française. Le projet, créé en 2013 revendique une techno froide, presque industrielle. Derrière lui se cache un jeune avignonnais de 23 ans, passionné de machines à boutons. C’est notamment avec son premier son « Route of Pain », qu’il s’est fait connaître. Roman Poncet a vu le jour grâce au soutien de Len Faki, DJ allemand dont la réputation n’est plus à faire dans le milieu.

Roman Poncet en interview pour Mouv', par Jean Rovarino

 

 

 

LE LIVE :

 


 

 


Photos d'illustration : ©Luke Joyce Flickr / ©arpiar / ©WeatherFestival / ©GuillaumeBattin / ©MoraneAubert

Envoyés spéciaux au Weather Festival : 
Morane Aubert et Guillaume Battin

/ le 04 juin 2015

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