Monty Python, sacrée Coupe du Monde

Par Sébastien Sabiron / le 12 juin 2014
Monty Python, sacrée coupe du monde
A l'approche du premier match de l'Angleterre samedi face à l'Italie, les humoristes britanniques de Monty Python offrent un hymne pessimiste et grinçant à leur équipe. Pas sûr que les anglais apprécient. En tout cas nous, on se marre comme des grenouilles.

"Always look on the bright side of life..."  Souvenez-vous de cet air jovial entonné par des dizaines de crucifiés dans la cultissime scène finale de La vie de Brian. Son auteur Eric Idle, membre éminent des Monty Python, a décidé de la déterrer pour en faire l'hymne non officiel des Red Lions à la Coupe du Monde.


Et quand les champions britanniques de l'humour absurde supportent leur équipe, c'est forcément très second degré. Si le refrain "prenez toujours la vie du bon côté" n'augure déjà rien de bon en terme de résultats sportifs, quelques couplet ont été modifiés pour coller un peu plus à l'actualité :

Quand tu es à la coupe du monde, que tous tes espoirs sont au sommet, et que tout le monde veut voir son équipe gagner... Alors ils y vont et te laissent tomber... Et rentrent fissa à la maison... Il est temps pour cette stupide chanson de commencer...



A leur manière, les Monty Python comblent une lacune, le onze anglais étant dépourvu d'hymne officiel. Greatest Day, chanson titre de l'album de Take That sorti en 2008 devait faire office de chanson du mondial. Mais les ennuis fiscaux du chanteur Gary Barlow ont rendu la chose impossible. Pas un mal.


Avec cet hymne rigolo, les Monty Python qui viennent de se reformer ont flairé le bon plan, une manière de faire parler d'eux avant leur retour sur scène à Londres début juillet.

Tous ensemble

Pas d'hymne officiel non plus du côté des bleus et on n'est pas sûr de devoir s'en plaindre. Après la tentative foireuse de feu Carlos en 1998 et le "Woah les champioooonns" de Johnny quatre ans plus tard, une certaine Miss Wendy tente cette année d'occuper le terrain avec son très inspiré Allez les bleus :


De son côté, l'inénarrable Sébastien Patoche ose une parodie disco avec la finesse qui le caractérise : On va la foutre au fond. Même si la FIFA a décliné l'offre, son "polopopopo" final a toutes les chances de se qualifier pour les soirs de match.

 

Mais s'il fallait n'en retenir qu'un, ce serait sans doute le stéphanois Mickey 3D (rebaptisé 3.0) avec son C'est pas grave doux amer. Tellement français.

 

> Retrouvez ici quelques uns des hymnes les plus improbables de la coupe du monde.

 


 

Par Sébastien Sabiron / le 12 juin 2014

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