Mohamed Ali, 1942-2016

Par Sébastien Sabiron / le 04 juin 2016
Mohamed Ali, 1942-2016
Le boxeur légendaire est mort à 74 ans. Icône planétaire, il était aussi célèbre pour ses coups de poing que pour ses coups de gueule. Le monde du sport (et bien au delà) lui rend un hommage unanime.

Il était "le plus grand", comme il aimait lui même se présenter. Mohamed Ali a perdu son dernier combat, celui contre la maladie de Parkinson dont il souffrait depuis 32 ans. Il est mort d'une insuffisance respiratoire à Phoenix (Arizona), dans la nuit du vendredi 3 au samedi 4 juin.

Mohamed Ali en 1966 / CC Dutch National Archives


Né Cassius Clay à Lousiville dans le Kentucky, il grandit dans un milieu "modeste" selon sa famille, "pauvre" selon ses termes. A douze ans, plutôt chétif, il se fait dérober son vélo. Il jure de "démolir" le voleur et s’inscrit dans un club de boxe local. La légende est en marche.

"Vole comme le papillon, pique comme l'abeille"


Sur le ring, Mohamed Ali frappe les esprits avec son jeu de bras et son jeu de jambes. Une vitesse et une dextérité incroyables pour sa catégorie poids lourds. Une manière de boxer que son entraîneur historique Angelo Dundee résume en une phrase, passée à la postérité "vole comme le papillon, pique comme l'abeille".



De son parcours, on retiendra bien sur le fameux Combat du Siècle en 1971 face au champion du monde en titre Joe Frazier. Ali s'incline, sa première défaite chez les pros, mais ce combat reste dans toutes les mémoires.

Battu à nouveau par Ken Norton en 1973, Mohamed Ali remonte sur le ring en 1974 et bat le champion du monde George Foreman. C'est le célèbre "Rumble in the Jungle" ("Le combat dans la jungle"), dans une enceinte surchauffée de Kinshasa (République Démocratique du Congo).

Fan absolu du boxeur, le rappeur TLF se remémore ce combat dantesque au micro de Mouv' :



"Aucun Vietcong ne m'a jamais traité de nègre"


En refusant d'être mobilisé pour la guerre du Viêt Nam en 1966, Ali perd sa licence de boxe et son titre WBC. Il devient aussi un symbole contestataire. Grande Gueule, provocateur, son sens de la répartie et des formules à l'emporte-pièce contribuent à lui forger une image militante. Un champion de la punchline :

 


Pluie d'hommages 

Dès l'annonce de son décès, une pluie d'hommage est venue saluer la mémoire du "greatest", à commencer par George Foreman, son adversaire malheureux de Kinshasa :

Avant Ali, personne disait "Je suis beau". Il était le roi, pourtant n'importe qui pouvait être son ami. Ca, c'est la beauté. La plus grande qui soit.


 

Dieu est venu chercher son champion. Adieu, le grand.


 

Le basketteur Lebron James, MVP des Cavaliers de Cleveland à longuement rendu hommage à celui qu'il considère comme le "pionnier" des sportifs afro-américains.

Chez les français, Paul Pogba et Brahim Asloum y sont allés de leur hommage twittesque :

 

 

 

Et puis les musiciens ne sont pas non-plus en reste :

 

 

 

Rihanna sur Instagram

 

 

 


 

Image d'illustration : CC Flickr Cliff 

Par Sébastien Sabiron / le 04 juin 2016

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